mercredi 30 mars 2011

Retourner "en cours"


Depuis hier m'a été impo.. euh donnée, l'occasion d'assister à une jolie formation dans le domaine de la sécurité. A priori intéressante donc, puisque dépourvue de toute connaissance en la matière j'étais, à part le numéro des pompiers et la PLS.

Le contenu, finalement ce soir on s'en cogne, l'important c'est le retour à ce que j'ai finalement pour le moment le plus connu dans ma vie : écouter et apprendre. On a beau être en plus petit comité, se dire qu'on fait partie du "management", de l' "encadrement", on est exactement les mêmes qu'il y a cinq, dix, ou quinze ans selon. Et les formateurs le savent, puisque les premiers détails pratiques abordés concernent les horaires, et surtout les pauses, les "oui vous aurez le droit au support, oui vous allez avoir un projet à monter en binôme". Victoire, on réussit à ne pas aborder le sujet de la notation, tout de même. On s'y attendait presque.

On retrouve dans l'assemblée, les mêmes "profils" d'élèves, et le sourire aux lèvres je me suis laissée aller à les écouter, les décrypter, les imaginer petits, enfants, collégiens, assis sur les mêmes bancs que moi... Partageant les Kinder à la récré, récitant les mêmes leçons, détestant les mêmes profs et planchant sur les mêmes devoirs...

Il y a celle qui coupe la parole tout le temps à "l'enseignant", qui n'écoute qu'elle. Il y a aussi celui-là, dans son coin, qui ne dit rien parce qu'il dort, et qui sans gêne laisse ses bâillements lionesques s'envoler. A ses côtés on trouve le "petit con", pas mauvais bougre mais qui pense surtout à s'amuser et raconter des blagues -pourries-. De l'autre côté, celui "qui sait" -comble de l'exaspération-, qui a tout vu, tout lu, tout mangé et qui a ses idées, que tu as intérêt à partager. Quelques chaises ensuite, on l'oublie un peu dans son recoin, tant il s'y réfugie : le grand timide, qui n'ose pas dire qu'il ne comprend pas, qu'il a besoin de temps, qui tremble en parlant devant les autres, qui déborde de bonne volonté mais qui a peur -celui qui me touche le plus. Et puis, encore un, qui écoute, s'intéresse, mais tout à coup qui décroche, on ne sait trop pourquoi : un oiseau par la fenêtre, une pensée, un sourire, un mot, une cascade de digressions, et qui finalement reprend le fil comme si de rien n'était.

Alors, pour apprendre, pour le temps de faire une parenthèse dans un quotidien parfois usant, et ne serait-ce que pour la nostalgie, je valide et recommencerai :) !

dimanche 27 mars 2011

Des tas de trucs culinaires


Oui, j'aurais pu faire la liste, mais ça m'aurait paru un peu long, et comme j'ai passé plus de trois heures dans ma cuisine aujourd'hui...

* Des financiers au miel
De châtaignier, qu'ils disaient, mais comme je n'en avais point, j'ai opté pour du miel de montagne un peu corsé. Recette rapide tirée de l'excellent "seul livre de cuisine qui vous laisse le temps de prendre un bain avant de dîner", vite fait bien faite et vite dégustée.

* Une crème anglaise
Bah oui, parce que les financiers ont mangé tous les blancs, et il fallait bien que je fasse quelque chose de mes jaunes d'oeufs ! Une grande première pour moi, à part déguster celle de Maman Odile... la crème anglaise et moi on ne s'était jamais trop côtoyées. Et là, pour bien faire, j'ai pris la recette de mon livre de TP cuisine "L'école de cuisine d'aujourd'hui".

Il faut savoir qu'en général, je ne suis pas du genre patiente (j'en entends déjà rigoler) et que, curieusement, en cuisine non plus. J'avoue que parfois la feignasserie prend le dessus et qu'il m'arrive de ne pas faire tout bien comme le ptit monsieur l'avait dit (honte à moi). Aujourd'hui, que nenni ! J'ai absolument tout fait bien comme il faut : même remuer.. la.. crèèè...meeee...pen....dant...dix...mi..........nuuuuuuuuuuuuuuutes ! Même bien la refroidir dans un troisième récipient stocké au contact de la glace ! Même la 'filtrer' ! Je m'épate moi-même ! Et il faut bien dire que le résultat était plutôt positif : rien à voir avec les crèmes en brique dont raffolent certaines. Quoiqu'un peu sucrée et peut-être pas assez épaisse, ma crème anglaise était plutôt 'smooth' :) Comme quoi, ça vaut le coup farpois de se craquer un peu !

* Une dacquoise coco
Toujours tirée de mon joli livre de TP, la recette de la dacquoise m'a attirée tout d'abord parce que j'adore la noix de coco (bah oui), mais aussi parce qu'elle avait le 'mérite' de conjuguer deux choses dont j'ai une saine horreur en terme de préparation culinaire... Non, pas de masochisme en vue, juste l'envie de me dépasser et de me mettre devant un défi. Première torture : le tamisage du sucre glace et de la poudre d'amandes. Alors bien sûr, il doit y avoir un intérêt quelque part; moins de risque de grumeaux, plus de finesse, meilleure homogénéisation, etc. Sans doute, sans doute. Mais alors, qu'est-ce que c'est looooooong quand on n'a pas le matériel adéquat (en l'occurence : ça - prochain achat, indiscutable). D'autant plus qu'à travers mon tamis trop fin, le sucre glace passait sans problème, mais la poudre d'amandes, c'était une autre histoire de paire de manches à balais. Me voilà même à la mixer pour la réduire en micropoudre (quand je vous dit que j'ai fait des efforts !), ce qui s'est clôt par un cuisant échec. J'ai donc piteusement ajouté ma poudre d'amandes même pas tamisée (honte sur moi, bis).
Deuxième phobie : les blancs d'oeufs en neige. Les battre ce n'est pas un problème (j'en entends déjà dire "tu m'étonnes, avec toute la violence qu'elle a à revendre"), c'est plutôt les mélanger à quelque chose. Parce que franchement, hein, comment y ajouter quelque chose sans les casser ?? Et en obtenant un appareil farpaitement homogène, je vous le demande ?
J'ai malgré tout pris mon mal en tapience, et j'ai enlacé délicatement les blancs d'oeufs en neige avec la poudre d'amandes/coco/sucre... Mon biceps droit à quadruplé de volume (oui bon, quatre fois zéro, ça fait toujours zéro, je sais) tant j'étais crispée sur ma maryse, mais j'ai fini par y arriver (à peu près). Enfin, on parle d'une fierté quand c'était pour mettre le tout dans une poche à douille et faire subir à ma jolie préparation aérée ni plus ni moins qu'il vil écrasage... Bref, après tous ces palabres, j'ai fait mes petits disques de pâte et j'ai la confirmation officielle que je suis nulle en géométrie, mes disques ressemblant plus à des euh... patates. On en arrive donc à la conclusion : c'était bon, mais moche. Je finis par avoir l'habitude, en même temps la plastique c'est pas mon truc.

* Un gratin de courgettes râpées au basilic et au parmesan
Hop ! Je reprends mon petit livre du début et en dix minutes top chronos, mon gratin était au four et une demi-heure plus tard je me brûlais la langue à le déguster :) Archi simple et plutôt savoureux, une recette que je testerais bien en individuel pour accompagner une viande...

A suivre donc ! Bon appétit à tous

samedi 26 mars 2011

Ma part du gâteau


Non, je ne vais pas encore parler de manger (quoique, ça ne va pas tarder...) mais de cinéma pour une fois (toujours pas en tant que spécialiste hein, faut pas rêver). Ma part du gâteau donc, dernier Klapisch, avec en tête d'affiche Karin Viard et Gilles Lellouche.

L'histoire ? En gros, Stéphane (mais dit "Steve" parce que ça fait plus clâââââsse dans le monde de la finance) est un trader qui peut gagner "51 432€ en deux heures" devant ses huit écrans d'ordi. Un de ses derniers coups : la liquidation de la Sifranor, à Dunkerque. Bilan : 1200 employés au chômage, dont une maman célibataire de trois filles, France. France qui commence le film par une tentative de suicide, et finit par monter (ou descendre, comme ça vous dit) sur Paris où elle trouve un emploi de femme de ménage chez... je vous le donne en mille : Steve (bingo crépuscule) ! Contre toute attente, ces deux-là vont finir par se découvrir et s'apprécier, jusqu'au jour où...

Mon avis ? Un film un rien dérangeant, où se côtoient "la" France d'en bas (pardon pour le jeu de mot vaseux) et un Steve d'en haut, un 'beau' c*nnard fini (pardon pour les yeux chastes, mais il n'y a pas d'autre mot) qui ne zyeute que son nombril et joue avec les millions (et les vies) comme moi avec mes tablettes de chocolat. Sous la légèreté apparente de ces 209 minutes, les interrogations s'enchaînent, le brutal retour à la réalité qu'on appelle à ce qu'il paraît la crise.

En parallèle, une jolie musique, l'image -je n'y connais rien mais- plaisante pour les yeux. On se laisse facilement embarquer dans l'histoire... Petit à petit les minutes défilent, et laissent présager une fin "décevante et logique" à la comédie française habituelle (Klapisch nous l'a déjà proposé dans "les poupées russes", tout le monde s'aime, bienvenue dans le monde merveilleux des bisounours). Fort heureusement il n'en est rien, une fin qui ne m'a laissé en rien sur la mienne (de faim).

Un mélange plutôt réussi donc : deux bons acteurs (mais où sont donc les autres ?), un brin d'humour, un tout petit chouilla d'émotion.. et de quoi alimenter les réflexions.

Pour mon retour au cinéma depuis... ouh là... : JE VALIDE !

[Et par la même, j'ai testé le cinéma Palace à Lons. En quelques mots : place assez chère vu la (toute) petite salle -mais confortable-, cou cassé pendant 2h, mais accueil sympathique. Comme d'aucuns disent, c'était 'pas mal'].

samedi 2 octobre 2010

Les Pringles Sea Salt & Black Pepper


Hé oui, c'est samedi, et les mauvaises habitudes de ces soirs de week-end seule me font entendre plus fort que d'habitude les cris ("maaaange moiiiii") de mes chers petits paquets de biscuits apéros planqués dans le tiroir de la table basse. N'ayant donc pas le choix (...), je me précipite sur icelui pour répondre à leur appel au secours. Que vois-je de première vue ? Ni plus ni moins qu'un emballage inconnu : cylindrique, avec un petit gars moustachu... Mais ni noir (hot & spicy), ni orange (paprika), ni rouge (original). Et là tout le monde crie en coeur "des pringleeees" ! Et oui, sauf que l'emballage est tout joliment bleu (turquoise, pour les spécialistes) : bleu, comme le salt de la sea (c'est écrit dessus), et un chouilla de noir quand même (comme le black pepper qu'il y a dedans).
Bon, vous allez me dire, l'emballage : on s'en cogne ! Certes, mais quand même, c'est joli, le bleu turquoise (surtout avec du orange).
Etant donnée la nouveauté, impossible de ne pas goûter, dans le but unique de vous faire partager mon avis et mon savoir, bien entendu... ahem..

Bon et bien, je dois bien l'avouer : ça casse pas quatre pattes à un balbuzard pêcheur. Un bon petit goût de poivre, ok. Par contre, au niveau du sel : yirk ! Trop salé à mon goût... Et puis "sel de mer"... Mouais... Bon, sûr qu'en Rhônes-Alpes, on n'est pas trop calés en mer mais tout de même. On y rajouterait bien un peu d'iode quand même ^^ (à quand les algues ? ^^)

Pas mal tout de même de revenir à un peu de simplicité après des nouveautés un peu trop "Xtreme" justement, mais pas à mon goût, dommage, je jette (non, pas pour de vrai, je ne dis pas que le paquet ne va pas y passer, ça serait dommage de gâcher). Pour la prochaine fois, je retournerai à mes zoriginals :)

Bon apéro à tous.

dimanche 26 septembre 2010

Za7ie, 14/49


Trois ans après Totem, Zazie nous revient avec un joli (et ambitieux) projet : 7 chansons sur 7 thématiques, enregistrées sur 7 jours, à la maison entre la cheminée et le pot de sablés noisette (oui bon ça j'en sais rien, mais faut bien imaginer). Les sept thèmes : Lundi > Ma Quête, Mardi > En images, Mercredi > Les enfants, Jeudi > Recyclage, Vendredi > Collectif, Samedi > On sort, Dimanche > Relaxation. Donc, 7 mini-albums, dont les sorties sont prévues au rythme de une par semaine à partir de demain, en téléchargement sur les plate-formes légales.

Lundi dernier, est donc sorti Za7ie 14/49, rassemblant -tout le monde l'aura brillament deviné- quatorze titres tirés de 6 albums (hormis mardi, puisque mardi = clips). Si certaines d'entre nous ont de plus investi dans le magasine Elle du mois de septembre, elles ont pu comme moi découvrir 6 autre chansons + 2 clips extraits du projet Za7ie.

Sans prétentionnage aucun, puisque de l'oreille musicale et de connaissance dans ce domaine je suis plus que démunie (mis à part la différence entre le la dièse et le si bémol), mon avis sur cet album est plutôt plus que positif. Après la première écoute (et même toutes les autres) de "Totem", j'en étais arrivée à me demander si la jolie chanteuse était sous perfusion d'anti-dépresseurs, tant l'album était noir (un peu du genre "la société, elle a que des problèmes...") et avec un cruel manque d'une belle chanson "à la Zazie" (pour moi, du genre "Tous des Anges", ou Qui m'aime me fuit", au hasard.

Dans Za7ie 14/49, une jolie première impression : certes, la société, elle a que des problèmes (les sans-logis, le fric, le poids du "matériel" sur nos vies), mais maintenant, il y a une jolie lumière au bout du tunnel et des beaux sentiments (en tant que Bisounours, je crie haut et fort : de l'amour, enfin ! -et qui marche, en plus- mis à part dans "le Jour J", joli duo avec Philippe Paradis) : coup de coeur pour "Je vous aime", une énumération comme elle sait si bien le faire (rappel de "Tout le monde" pour l'idée) -mise à part la fin de la chanson, un peu décevante parolistiquement parlant.

Autre coup de coeur : six ans après "Lola majeure" (album Rodéo), Zazie s'offre un duo avec sa fille sur "Tout va bien"; tout en douceur malgré une chanson pas si légère que ça sous ses apparences. Autre luxe, un duo avec AaRON (qui pour ma part s'apparente plus à un duo AaRON avec Zazie -oui non parce que c'est pas la même chose) : plus donc dans l'univers de deux musiciens, mais les voix se mêlent (peut-être un peu trop ?), agréablement et il en ressort un duo plaisant, sans être transcendant (m'est avis que mieux aurait pu être fait).

L'idée originale : le jeudi ! Recyclage, pour rappel. Non, pas un CD de chansons écolo-bio-développement durable-quinoa mais un CD où un extrait d'anciennes chansons a été intégré à la mélodie des nouvelles (facile à trouver pour "Poupées Zarbies", un peu plus dur pour "L'amour dollar"). Le duo avec Axel Bauer sur "Double Axel" aurait pu y être intégré, puisqu'il reprend un couplet de "à ma place", musique inclute -pas trop foulée pour le coup.

Du négatif un peu tout de même : le duo avec Papillon Paravel, "Pas que beau" et "Amazone"... Alors là, de là à expliquer pourquoi... Bien difficile : les mélodies, le sentiment de tristesse, la noirceur... ? Ou tout simplement le fait qu'ils m'apparaissent comme des "ovnis", notamment "Amazone" dans son univers (et de plus, y a pas à dire, la chanson n'a pas l'air finie).

Bref, dans son ensemble, un premier mix qui donne envie de découvrir le reste, mais de là à investir dans 7 albums... d'autant plus que tout n'est pas peaufiné méticuleusement à souhait. On retrouve malgré tout des sonorités et un univers plus proche de ses débuts... et surtout l'envie de retourner la voir en concert... A suivre j'espère :)

dimanche 29 août 2010

La crème brûlée au Carambar


J'entends déjà les puristes s'écrier "yirk, mais ça se cuisine pas du Carambar. Et bien si figurez-vous, et les fraises TagadaTsoinTsoin aussi, tout comme les caramels au beurre salé et les Babybel, mais si mais si. Alors oui effectivement, pas digne d'apparaître à la carte d'un grand chef, mais après tout on s'en cogne, là n'est pas l'objectif.

Donc ce matin, je me suis dit "Ma vieille, quand même, après un magret de canard, si tu manges un yaourt en dessert, c'est un peu craignos". Donc j'ai cherché une petite recette sympa et facile à faire, et depuis le temps que je devais tester mon chalumal ! (cadeau de Noël, il était grand'temps). Donc nous voilà partis pour deux crèmes brûlées.

La phase de réalisation : archi simple. Œufs+sucre d'un côté, crème+carambars de l'autre, et hop, on mélange le tout. On remplit les petits plats (j'en ai que deux pour information, alors si ça dit aux amateurs...) et l'on glisse tout ça gentiment au four tout doux pour 25 minutes et hop.
Donc au final, rien de bien compliqué, et en plus ça sent bon (ok, aucun rapport, mais c'est toujours ça de pris).

Après tout ça on laisse refroidir, d'abord à température ambiante puis seulement après au frigo sinon on le flingue et on n'a pas envie vu le prix que ça coûte. Au dernier moment, recouvrage de sucre roux (flûte, en rade dans les placards, on a remplacé par du poudre normal) et brûlage (non, pas "carbonisage"...) avec le chalumal. Par contre, les chalumeaux de cuisine, c'est pas bien violent, rien à voir avec ceux du boulot, donc faut juste pas être pressé. La prochaine fois j'essayerai la technique flambage à l'alcool, qui en plus a le mérite de faire son petit effet quand on l'apporte à table (attention à ne pas créer de pulsion professionnelle chez les pompiers autour de la table).

Ensuite, question goût, j'avoue : un chouilla trop sucré. Mais sinon, vraiment bon. Texture fondante et fraîche en profondeur, craquante et tiède en surface, un peu collant aux quenottes sans trop + un bon goût de Carambar mais pas écœurant comme un Carambar pur. Donc en gros : avalé en deux trois coups de cuillère à bassine. Et plat léché, of course. Rien de fin comme prévu, mais ça passe bien tout seul.

Donc, sans surprise, ce dessert ne s'en retrouve ni plus ni moins que validé haut les pieds, par nous deux éternels gourmands, et j'en connais déjà un ou deux à qui ça plairait...

dimanche 15 août 2010

Les Weetabix à sec


Lorsqu'une conversation sent très fortement le "prise de tête" à plein nez, j'ai tendance à manger le premier truc qui me passe sous la main. Compulsif, j'y peux rien. Je suis une morfale mais j'assume farpaitement la chose. Quand je suis dans mon domicile fixe, en général le chocolat Valrhona prend une claque, mais là j'étions chez mon frangin. Donc on ne fouille pas dans les placards, on fouille des yeux les alentours pour y trouver quelque chose de comestible et de visible (oui non parce que 'faudrait pas qu'il croit que je suis mal élevée). Et là, sur quoi tombe-je ? Une boîte entamée de Weetabix !

Premier réflexe : "mais ça existe encore ces trucs-là ? ça fait des années qu'on n'a pas vu la pub à la télé !" (oui parce qu'en plus d'être morfale, je suis très culture-pub). Deuxième réflexe "mais c'est un truc que je ne connais pas ! va falloir essayer !!" Ni une ni quatre, la mimine in the box, de quoi c'est-y pas que je m'aperçois-je ? C'est gros !! Non parce que moi je m'attendais à des petits pavés de pétales de blés, mais genre de 1cm maximum. Or là ce n'est vraiment pas le cas (quoi que j'ai découvert plus tard que les minis Weetabix ça existe, oui oui) : bien 5cm de haut le chose, sur 1 d'épaisseur. Courageuse mais pas téméraire, ou plutôt méfiante comme à mon habitude, j'optai pour un cassage en deux dudit chose. Pas trop d'excès dans la méfiance : j'enfournai le tout dans ma bouche, sans lait sans rien, m'imaginant ressentir les délices d'un joli méli mélo de pétales de blés glacés au sucre (type Frosties).

"Quelle surprise ne fut pas ma" © quand mes sens m'ont avertie que j'étais plutôt en train de manger du panneau de particules, poussiéreux en plus. Berk berk berk. Jamais mangé un truc aussi sec. Trois plombes pour faire descendre tout ça un étage plus bas + deux verres d'eau. Autant vous le dire de suite : la seconde moitié est restée bien au chaud au fond du paquet. Suis sûre que si tu renverses un verre d'eau dedans, non seulement tout est absorbé en 2 secondes, mais en plus tu peux faire le ménage d'un cinq pièces avec l'éponge qui s'est formée.

Donc, on s'imagine bien que ça va rester au placard (tu m'étonnes qu'on ne voie plus la pub à la télé, ils ont baissé les bras les mecs) et que je jette (ou plutôt je laisse à ceux qui aiment, parce qu'il y en a mine de crayon). Ou alors allez soyons fous, petit bémol : je retesterai peut-être, avec du lait au moins... Pour dénoircir un peu le tableau, vu que je n'ai parlé que de l'organoleptique du congloméré sciures de bois, je dirais que nutritionnellement parlant, ça a l'air pas trop mal : des fibres, pas de gras, vitamines... Allez, pas que du mauvais là-dedans !