Depuis hier m'a été impo.. euh donnée, l'occasion d'assister à une jolie formation dans le domaine de la sécurité. A priori intéressante donc, puisque dépourvue de toute connaissance en la matière j'étais, à part le numéro des pompiers et la PLS.
Le contenu, finalement ce soir on s'en cogne, l'important c'est le retour à ce que j'ai finalement pour le moment le plus connu dans ma vie : écouter et apprendre. On a beau être en plus petit comité, se dire qu'on fait partie du "management", de l' "encadrement", on est exactement les mêmes qu'il y a cinq, dix, ou quinze ans selon. Et les formateurs le savent, puisque les premiers détails pratiques abordés concernent les horaires, et surtout les pauses, les "oui vous aurez le droit au support, oui vous allez avoir un projet à monter en binôme". Victoire, on réussit à ne pas aborder le sujet de la notation, tout de même. On s'y attendait presque.
On retrouve dans l'assemblée, les mêmes "profils" d'élèves, et le sourire aux lèvres je me suis laissée aller à les écouter, les décrypter, les imaginer petits, enfants, collégiens, assis sur les mêmes bancs que moi... Partageant les Kinder à la récré, récitant les mêmes leçons, détestant les mêmes profs et planchant sur les mêmes devoirs...
Il y a celle qui coupe la parole tout le temps à "l'enseignant", qui n'écoute qu'elle. Il y a aussi celui-là, dans son coin, qui ne dit rien parce qu'il dort, et qui sans gêne laisse ses bâillements lionesques s'envoler. A ses côtés on trouve le "petit con", pas mauvais bougre mais qui pense surtout à s'amuser et raconter des blagues -pourries-. De l'autre côté, celui "qui sait" -comble de l'exaspération-, qui a tout vu, tout lu, tout mangé et qui a ses idées, que tu as intérêt à partager. Quelques chaises ensuite, on l'oublie un peu dans son recoin, tant il s'y réfugie : le grand timide, qui n'ose pas dire qu'il ne comprend pas, qu'il a besoin de temps, qui tremble en parlant devant les autres, qui déborde de bonne volonté mais qui a peur -celui qui me touche le plus. Et puis, encore un, qui écoute, s'intéresse, mais tout à coup qui décroche, on ne sait trop pourquoi : un oiseau par la fenêtre, une pensée, un sourire, un mot, une cascade de digressions, et qui finalement reprend le fil comme si de rien n'était.
Alors, pour apprendre, pour le temps de faire une parenthèse dans un quotidien parfois usant, et ne serait-ce que pour la nostalgie, je valide et recommencerai :) !
Le contenu, finalement ce soir on s'en cogne, l'important c'est le retour à ce que j'ai finalement pour le moment le plus connu dans ma vie : écouter et apprendre. On a beau être en plus petit comité, se dire qu'on fait partie du "management", de l' "encadrement", on est exactement les mêmes qu'il y a cinq, dix, ou quinze ans selon. Et les formateurs le savent, puisque les premiers détails pratiques abordés concernent les horaires, et surtout les pauses, les "oui vous aurez le droit au support, oui vous allez avoir un projet à monter en binôme". Victoire, on réussit à ne pas aborder le sujet de la notation, tout de même. On s'y attendait presque.
On retrouve dans l'assemblée, les mêmes "profils" d'élèves, et le sourire aux lèvres je me suis laissée aller à les écouter, les décrypter, les imaginer petits, enfants, collégiens, assis sur les mêmes bancs que moi... Partageant les Kinder à la récré, récitant les mêmes leçons, détestant les mêmes profs et planchant sur les mêmes devoirs...
Il y a celle qui coupe la parole tout le temps à "l'enseignant", qui n'écoute qu'elle. Il y a aussi celui-là, dans son coin, qui ne dit rien parce qu'il dort, et qui sans gêne laisse ses bâillements lionesques s'envoler. A ses côtés on trouve le "petit con", pas mauvais bougre mais qui pense surtout à s'amuser et raconter des blagues -pourries-. De l'autre côté, celui "qui sait" -comble de l'exaspération-, qui a tout vu, tout lu, tout mangé et qui a ses idées, que tu as intérêt à partager. Quelques chaises ensuite, on l'oublie un peu dans son recoin, tant il s'y réfugie : le grand timide, qui n'ose pas dire qu'il ne comprend pas, qu'il a besoin de temps, qui tremble en parlant devant les autres, qui déborde de bonne volonté mais qui a peur -celui qui me touche le plus. Et puis, encore un, qui écoute, s'intéresse, mais tout à coup qui décroche, on ne sait trop pourquoi : un oiseau par la fenêtre, une pensée, un sourire, un mot, une cascade de digressions, et qui finalement reprend le fil comme si de rien n'était.
Alors, pour apprendre, pour le temps de faire une parenthèse dans un quotidien parfois usant, et ne serait-ce que pour la nostalgie, je valide et recommencerai :) !