samedi 2 octobre 2010

Les Pringles Sea Salt & Black Pepper


Hé oui, c'est samedi, et les mauvaises habitudes de ces soirs de week-end seule me font entendre plus fort que d'habitude les cris ("maaaange moiiiii") de mes chers petits paquets de biscuits apéros planqués dans le tiroir de la table basse. N'ayant donc pas le choix (...), je me précipite sur icelui pour répondre à leur appel au secours. Que vois-je de première vue ? Ni plus ni moins qu'un emballage inconnu : cylindrique, avec un petit gars moustachu... Mais ni noir (hot & spicy), ni orange (paprika), ni rouge (original). Et là tout le monde crie en coeur "des pringleeees" ! Et oui, sauf que l'emballage est tout joliment bleu (turquoise, pour les spécialistes) : bleu, comme le salt de la sea (c'est écrit dessus), et un chouilla de noir quand même (comme le black pepper qu'il y a dedans).
Bon, vous allez me dire, l'emballage : on s'en cogne ! Certes, mais quand même, c'est joli, le bleu turquoise (surtout avec du orange).
Etant donnée la nouveauté, impossible de ne pas goûter, dans le but unique de vous faire partager mon avis et mon savoir, bien entendu... ahem..

Bon et bien, je dois bien l'avouer : ça casse pas quatre pattes à un balbuzard pêcheur. Un bon petit goût de poivre, ok. Par contre, au niveau du sel : yirk ! Trop salé à mon goût... Et puis "sel de mer"... Mouais... Bon, sûr qu'en Rhônes-Alpes, on n'est pas trop calés en mer mais tout de même. On y rajouterait bien un peu d'iode quand même ^^ (à quand les algues ? ^^)

Pas mal tout de même de revenir à un peu de simplicité après des nouveautés un peu trop "Xtreme" justement, mais pas à mon goût, dommage, je jette (non, pas pour de vrai, je ne dis pas que le paquet ne va pas y passer, ça serait dommage de gâcher). Pour la prochaine fois, je retournerai à mes zoriginals :)

Bon apéro à tous.

dimanche 26 septembre 2010

Za7ie, 14/49


Trois ans après Totem, Zazie nous revient avec un joli (et ambitieux) projet : 7 chansons sur 7 thématiques, enregistrées sur 7 jours, à la maison entre la cheminée et le pot de sablés noisette (oui bon ça j'en sais rien, mais faut bien imaginer). Les sept thèmes : Lundi > Ma Quête, Mardi > En images, Mercredi > Les enfants, Jeudi > Recyclage, Vendredi > Collectif, Samedi > On sort, Dimanche > Relaxation. Donc, 7 mini-albums, dont les sorties sont prévues au rythme de une par semaine à partir de demain, en téléchargement sur les plate-formes légales.

Lundi dernier, est donc sorti Za7ie 14/49, rassemblant -tout le monde l'aura brillament deviné- quatorze titres tirés de 6 albums (hormis mardi, puisque mardi = clips). Si certaines d'entre nous ont de plus investi dans le magasine Elle du mois de septembre, elles ont pu comme moi découvrir 6 autre chansons + 2 clips extraits du projet Za7ie.

Sans prétentionnage aucun, puisque de l'oreille musicale et de connaissance dans ce domaine je suis plus que démunie (mis à part la différence entre le la dièse et le si bémol), mon avis sur cet album est plutôt plus que positif. Après la première écoute (et même toutes les autres) de "Totem", j'en étais arrivée à me demander si la jolie chanteuse était sous perfusion d'anti-dépresseurs, tant l'album était noir (un peu du genre "la société, elle a que des problèmes...") et avec un cruel manque d'une belle chanson "à la Zazie" (pour moi, du genre "Tous des Anges", ou Qui m'aime me fuit", au hasard.

Dans Za7ie 14/49, une jolie première impression : certes, la société, elle a que des problèmes (les sans-logis, le fric, le poids du "matériel" sur nos vies), mais maintenant, il y a une jolie lumière au bout du tunnel et des beaux sentiments (en tant que Bisounours, je crie haut et fort : de l'amour, enfin ! -et qui marche, en plus- mis à part dans "le Jour J", joli duo avec Philippe Paradis) : coup de coeur pour "Je vous aime", une énumération comme elle sait si bien le faire (rappel de "Tout le monde" pour l'idée) -mise à part la fin de la chanson, un peu décevante parolistiquement parlant.

Autre coup de coeur : six ans après "Lola majeure" (album Rodéo), Zazie s'offre un duo avec sa fille sur "Tout va bien"; tout en douceur malgré une chanson pas si légère que ça sous ses apparences. Autre luxe, un duo avec AaRON (qui pour ma part s'apparente plus à un duo AaRON avec Zazie -oui non parce que c'est pas la même chose) : plus donc dans l'univers de deux musiciens, mais les voix se mêlent (peut-être un peu trop ?), agréablement et il en ressort un duo plaisant, sans être transcendant (m'est avis que mieux aurait pu être fait).

L'idée originale : le jeudi ! Recyclage, pour rappel. Non, pas un CD de chansons écolo-bio-développement durable-quinoa mais un CD où un extrait d'anciennes chansons a été intégré à la mélodie des nouvelles (facile à trouver pour "Poupées Zarbies", un peu plus dur pour "L'amour dollar"). Le duo avec Axel Bauer sur "Double Axel" aurait pu y être intégré, puisqu'il reprend un couplet de "à ma place", musique inclute -pas trop foulée pour le coup.

Du négatif un peu tout de même : le duo avec Papillon Paravel, "Pas que beau" et "Amazone"... Alors là, de là à expliquer pourquoi... Bien difficile : les mélodies, le sentiment de tristesse, la noirceur... ? Ou tout simplement le fait qu'ils m'apparaissent comme des "ovnis", notamment "Amazone" dans son univers (et de plus, y a pas à dire, la chanson n'a pas l'air finie).

Bref, dans son ensemble, un premier mix qui donne envie de découvrir le reste, mais de là à investir dans 7 albums... d'autant plus que tout n'est pas peaufiné méticuleusement à souhait. On retrouve malgré tout des sonorités et un univers plus proche de ses débuts... et surtout l'envie de retourner la voir en concert... A suivre j'espère :)

dimanche 29 août 2010

La crème brûlée au Carambar


J'entends déjà les puristes s'écrier "yirk, mais ça se cuisine pas du Carambar. Et bien si figurez-vous, et les fraises TagadaTsoinTsoin aussi, tout comme les caramels au beurre salé et les Babybel, mais si mais si. Alors oui effectivement, pas digne d'apparaître à la carte d'un grand chef, mais après tout on s'en cogne, là n'est pas l'objectif.

Donc ce matin, je me suis dit "Ma vieille, quand même, après un magret de canard, si tu manges un yaourt en dessert, c'est un peu craignos". Donc j'ai cherché une petite recette sympa et facile à faire, et depuis le temps que je devais tester mon chalumal ! (cadeau de Noël, il était grand'temps). Donc nous voilà partis pour deux crèmes brûlées.

La phase de réalisation : archi simple. Œufs+sucre d'un côté, crème+carambars de l'autre, et hop, on mélange le tout. On remplit les petits plats (j'en ai que deux pour information, alors si ça dit aux amateurs...) et l'on glisse tout ça gentiment au four tout doux pour 25 minutes et hop.
Donc au final, rien de bien compliqué, et en plus ça sent bon (ok, aucun rapport, mais c'est toujours ça de pris).

Après tout ça on laisse refroidir, d'abord à température ambiante puis seulement après au frigo sinon on le flingue et on n'a pas envie vu le prix que ça coûte. Au dernier moment, recouvrage de sucre roux (flûte, en rade dans les placards, on a remplacé par du poudre normal) et brûlage (non, pas "carbonisage"...) avec le chalumal. Par contre, les chalumeaux de cuisine, c'est pas bien violent, rien à voir avec ceux du boulot, donc faut juste pas être pressé. La prochaine fois j'essayerai la technique flambage à l'alcool, qui en plus a le mérite de faire son petit effet quand on l'apporte à table (attention à ne pas créer de pulsion professionnelle chez les pompiers autour de la table).

Ensuite, question goût, j'avoue : un chouilla trop sucré. Mais sinon, vraiment bon. Texture fondante et fraîche en profondeur, craquante et tiède en surface, un peu collant aux quenottes sans trop + un bon goût de Carambar mais pas écœurant comme un Carambar pur. Donc en gros : avalé en deux trois coups de cuillère à bassine. Et plat léché, of course. Rien de fin comme prévu, mais ça passe bien tout seul.

Donc, sans surprise, ce dessert ne s'en retrouve ni plus ni moins que validé haut les pieds, par nous deux éternels gourmands, et j'en connais déjà un ou deux à qui ça plairait...

dimanche 15 août 2010

Les Weetabix à sec


Lorsqu'une conversation sent très fortement le "prise de tête" à plein nez, j'ai tendance à manger le premier truc qui me passe sous la main. Compulsif, j'y peux rien. Je suis une morfale mais j'assume farpaitement la chose. Quand je suis dans mon domicile fixe, en général le chocolat Valrhona prend une claque, mais là j'étions chez mon frangin. Donc on ne fouille pas dans les placards, on fouille des yeux les alentours pour y trouver quelque chose de comestible et de visible (oui non parce que 'faudrait pas qu'il croit que je suis mal élevée). Et là, sur quoi tombe-je ? Une boîte entamée de Weetabix !

Premier réflexe : "mais ça existe encore ces trucs-là ? ça fait des années qu'on n'a pas vu la pub à la télé !" (oui parce qu'en plus d'être morfale, je suis très culture-pub). Deuxième réflexe "mais c'est un truc que je ne connais pas ! va falloir essayer !!" Ni une ni quatre, la mimine in the box, de quoi c'est-y pas que je m'aperçois-je ? C'est gros !! Non parce que moi je m'attendais à des petits pavés de pétales de blés, mais genre de 1cm maximum. Or là ce n'est vraiment pas le cas (quoi que j'ai découvert plus tard que les minis Weetabix ça existe, oui oui) : bien 5cm de haut le chose, sur 1 d'épaisseur. Courageuse mais pas téméraire, ou plutôt méfiante comme à mon habitude, j'optai pour un cassage en deux dudit chose. Pas trop d'excès dans la méfiance : j'enfournai le tout dans ma bouche, sans lait sans rien, m'imaginant ressentir les délices d'un joli méli mélo de pétales de blés glacés au sucre (type Frosties).

"Quelle surprise ne fut pas ma" © quand mes sens m'ont avertie que j'étais plutôt en train de manger du panneau de particules, poussiéreux en plus. Berk berk berk. Jamais mangé un truc aussi sec. Trois plombes pour faire descendre tout ça un étage plus bas + deux verres d'eau. Autant vous le dire de suite : la seconde moitié est restée bien au chaud au fond du paquet. Suis sûre que si tu renverses un verre d'eau dedans, non seulement tout est absorbé en 2 secondes, mais en plus tu peux faire le ménage d'un cinq pièces avec l'éponge qui s'est formée.

Donc, on s'imagine bien que ça va rester au placard (tu m'étonnes qu'on ne voie plus la pub à la télé, ils ont baissé les bras les mecs) et que je jette (ou plutôt je laisse à ceux qui aiment, parce qu'il y en a mine de crayon). Ou alors allez soyons fous, petit bémol : je retesterai peut-être, avec du lait au moins... Pour dénoircir un peu le tableau, vu que je n'ai parlé que de l'organoleptique du congloméré sciures de bois, je dirais que nutritionnellement parlant, ça a l'air pas trop mal : des fibres, pas de gras, vitamines... Allez, pas que du mauvais là-dedans !


samedi 14 août 2010

Être tata


Alors déjà quand papa a décroché le téléphone pour me dire "salut tati", je n'ai eu qu'une réaction : "yirk". Tati, ça fait tati Simone, Ursule, Janine ou Germaine. Tati, ça fait vieux. Tata, ça fait un peu moins pire, mais quand même. Mince, le coup de vieux quoi. J'ai pas encore 24 ans les gars, alors on va garder mon prénom tout court, ça ira bien pour le moment. D'autant plus que le petit bouchon, né samedi matin très tôt, il n'est pas prêt de m'appeler, on a le temps de voir venir.

... Bon, allez. J'avoue. je fais ma fière, mais je dois dire que je n'en mène pas mince...

Pour la phase de rencontre... Tellement difficile à décrire. Surréaliste ? Dans les bras de mon grand frère, un petit être de 49 cm, tout brun et tout chevelu, comme lui.

Son fils.
Mon frère est papa.

Tu as beau te répéter la phrase dix fois, cent fois, ça n'imprime pas. Oui bah mon frère, c'est mon frère. Il écoutera toujours de la musique de fin fou en hochant la tête, il fera toujours n'importe comment la popote mais ce sera succuleux, il connaîtra toujours par coeur les deux minutes du peuple, il s'habillera toujours avec ses tee-shirts tout colorés. Il y a un bébé dans la même pièce que lui, mais il n'y a pas vraiment de rapport, si ? Toujours le même non ? sauf que maintenant il va falloir ne plus faire de bêtises, ne plus dire de gros mots, ranger les objets dangereux, ne plus faire de vélo avec son téléphone portable... Tout un tas de choses, de changements... Ce ne sera plus tout à fait le même, juste une évolution. Avec un mini-eux dans leur famille, dans leur coeur. Et puis des nouvelles responsabilités aussi pour "tata" et "tonton"...

Alors on rigole, on plaisante, on se moque gentiment des réflexions BINGO "ooooooh" (avec la tête penchée), "moi, à mon époque, y avait pas la péridurale", "il a pas trop chaud là ?", "t'es sûr qu'il a pas froid ?", "C'est normal qu'il soit tout rouge?", on frime avec son écharpe de portage de 3 mètres 50, on fait des jolies photos, on plaisante quand bébé essaye de téter à travers le pull de "tata"...
On fait les malins, mais qu'est-ce qu'on est fiers de ce petit poussin, qu'est-ce qu'on a hâte aussi d'avoir le ventre arrondi et de serrer dans ses bras un petit ange... Qu'est-ce qu'on en est "gagas" de cet enfant au prénom hébreuton.

Alors oui, cent fois, mille fois oui : je valide, j'en prends, j'en veux, encore. Donnez-moi l'occasion de faire encore plus mon Bisounours, de distribuer mes papillons et mes sourires... Oui, j'attendrai, on a le temps, je sais être patiente (si, si, je t'assure).

N'empêche, mon neveu, c'est le plus beau des bébés, le plus gentil, le plus adorable... enfin jusqu'à ce que je m'y mette ^^ merci frangin d'avoir mis la barre très haute ^^

(bah oui, 'fallait bien que je finisse par une légèreté, sinon vous allez être tout perdus)



mardi 20 juillet 2010

S'énerver contre un pauvre gens qui n'a (presque) rien fait


Y a des jours comme ça, c'est pas le bon jour. Tout le monde connait ça, rassurez-moi (ou du moins, faites semblant). Des jours où tu accepterais presque un licenciement avec un soupir de soulagement -enfin débarrassé de ce taf relou . Allez faites pas semblant, le boulot idéal ne doit pas exister.
Aujourd'hui pour moi, c'était pas VDM, mais TDM (avec un T comme taf, comme dans Babar). Avec la révélation d'un faux-fesses de première du genre "ah bon vous n'avez pas fait ça, pas grave ça urge pas" et qui va voir son joli chef une heure après, lequel m'appelle pour me pourrir les ouïes -oui non parce qu'en fait finalement le fameux truc, ça urgeait. Soit disant que ça fait plus de quinze jours qu'ils l'attendent (pour une fois je ne regrette pas de ne pas avoir jeté le mail en question qui date de mardi 13 juillet précisément (ah oui tiens, chez vous non plus ça ne fait pas quinze jours ?) Enfin peu timporte. Le jour où y a rien qui va , et où même les gens qui vous apportent en général quelques sourires finissent par vous sortir par les genoux. Le jour où tu es là depuis douze heures et tu n'as qu'une envie c'est de rentrer chez toi même si serponne ne t'attend, à part ton chat, et même si c'est Beyrouth dans ton frigo. Le jour où tu n'attends de ton taf ni plus ni moins que couic.


Le genre de jour, où, par zazard, vers 20h, tu te retrouves avec les mains pleines de chocolat (oui non parce que quand même la réserve n'était pas à sec) et qu'il te faut donc aller te les passer sous l'eau pour éviter de tartiner tous les dossiers. Et là, que vois-tu, à travers la vitre qui donne sur l'atelier ? Des pastèques . Quatre énooormes demi pastèques. Deux choses les quatre : soit je me suis plantée de boîte, soit on a changé d'activité mais on ne m'aurait pas dit -remarquez que ça, c'est plus plausible que la première option, parce que la communication ici... Question ordre et hygiène, bonjoir. J'appelle le petit monsieur (un pauvre intérim qui n'a rien demandé à serponne mais c'est pas contre lui que je me suis énervée) pour savoir ce que c'est que ce binz "ah ben je sais pas moi". Bon, ok Michel. On n'insiste pas. Sauf que là, au même instant je vis rouge, et ce dans les deux sens du terme. Rouge parce qu'un gens (le voilà enfin, le pauvre martyrisé) n'a rien trouvé de mieux à faire que de se balader dans les ateliers avec un matériel de protection ROUGE (à tendance rose méga moche). Punaise, c'est quand même pas compliqué d'utiliser le matériel BLEU gracieusement à disposition -oui parce qu'ici tout est bleu c'est comme ça, pas le choix les gars, on peut pas faire autrement tant pis si ça vous va pas au teint. C'est écrit en toutes les langues en plus. Oui non parce que bien sûr, c'est pile poil le jour où tu tombes sur un chauffeur qui doesn't speak french, et encore moins english -comme de par zazard. Oui non parce que môssieur évidemment a ronchonné et n'a pas voulu virer son accessoire rouge. Et qu'évidemment c'est logique, faut toujours discuter et donner son avis sur les consignes.


Et là, tu te remets dans ta situation de TDM et ton inconscient crie tout seul "Tu speak pas english, pas grave, on va se comprendre tu vas voir. Ton machin, il est rouge, ok ? Rouge comme les produits qu'il y a ici. Donc si ça tombe dedans, ça se voit pas. Tu vas me jeter ton machin et mettre un bleu et je te demande pas de discuter bon sang de bonsoir" (remarquez comme je suis sympa, je vous épargne les caractères majuscules -oui non parce que là c'est pas de l'appuyage de discours, c'est vraiment de l'énervement- et les points d'exclamation parce que je prends soin de vos petits yeux (voyez que je suis pas si cruelle que ça).


Alors après une telle expérience, tu te dis qu'il est temps d'en tirer un petit bilan, d'autant plus que c'est vraiment pas dans tes habitudes.
Alors, le positif : ça fait du biiiiiiiiien et en plus tu fais preuve d'autorité (ce qu'on te demande mais qu'en général tu ne sais pas faire).
Le négatif : tu passes pour une chieuse (mais qui fait son taf après tout) et en plus le pauvre petit gars n'est pas responsable de toutes les tuiles qui te sont tombées dessus dans la journée (sauf que bon il a le rôle de la goutte qui fait déborder l'amphore).
Le ni pour ni contre bien au contraire : toute façon on s'en cogne, le ptit gars n'a moitié rien compris, en plus si il avait suivi les règles on n'en serait pas là, et puis il ne s'en souvient déjà plus suis sûre.


Bilan : en temps que grande culpabilisée , je valide à moitié, voire même à tendance je réessayerai à l'occase, ou pas, parce que certes ça fait du bien et qu'à priori le gens ne va pas avoir son avenir foiré parce que je me suis défoulée dessus, mais quand même, il avait (presque) rien fait le pauvre.

vendredi 9 juillet 2010

Le Barbier des Bois - Bruailles (71)


Mais siiii sien bûr que si, tout le monde connait Bruailles, carrefour de civilisations en Saône et Loire... Oui, bon, ok, serponne à ce que je vois. Du côté de Louhans (oui, comme l'équipe de foot pour les zamateurs), au coeur d'une campâââgne verdoyante ('videmment, vu toute la pluie qu'il y tombe). Allez, ne nous moquons pas trop : lorsque j'y étais, les 30°C étaient largement dépassés.


Donc, en ce vendredi, force fut de constater que effectivement tout avantage a ses inconvénients, et réciproquement. Aujourd'hui, ce fut surtout la réciproque qui a été constatée : en effet, au boulot, les visites de gens extérieurs sont loin d'être une partie de plaisir selon les raisons de leur venue, mais la gourmande que je suis ne peut nier que l'idée de manger en extérieur le midi n'est pas pour me déplaire (morfale je suis et je resterai). Or, une fois n'est pas us, notre table habituelle étant partie en congés, nous nous sommes rabattus sur le Barbier des Bois, sur la route de pas Memphis. Accueil plutôt chaleureux d'un gentil gens qui nous a aimablement proposé soit l'intérieur, soit la terrasse (aussi chaud l'un que l'autre, mais une brise légère pouvait éventuellement nous atteindre dehors). Aussitôt dit aussitôt fait : une jolie table en bois (bah oui, évidemment) aux côtés d'un pied de lavande (ou lavandin sans doute, pour les puristes) nous a tendu ses pattes. Joli décor pour les fleurs, mais premier mauvais point : le décor un peu plus lointain : le bord de la départementale (ou nationale, qu'en sais-je ?); bref : le bord de la route avec passage de moults camions et motos qui roulent à toute berzingue. Pour le bruit : moyen.


Ensuite, de quoi me réjouir : la carte ! Proposition de menu du jour ('me souviens que du dessert : mousse au chocolat, puisque le reste ne m'a pas branchée) pas transcendante, mais valant a priori son montant de 15€. Au diable les varices, je me suis offert le luxe d'opter pour un menu fraîcheur (de son véritable nom "Terroir") : melon et jambon en entrée, suivis d'une salade gourmande et d'une palette de sorbets -idéal pour une journée aussi chaude, point positif, mais le choix des desserts était peu satisfaisant pour un GroGâteau comme moi (amis des Bisounours bonjour) : clafoutis ou glace. Mais où est donc le chocolat ?


Un autre + : le service ultra rapide (oui bon, ok, 13h étaient passées et il n'y avait strictement couic d'autre que nous sur les lieux mais tout de même), l'entrée est arrivée très rapidement. Me voilà conquise : quantité idéale, jolie présentation, melon parfumé et sucré comme il faut, jambon juste sec... Un régal avalé en trois coups de fourchette.
Ensuite, la salade gourmande. Grosse erreur de ma part : "gourmande" ne veut pas dire : légère, fraîche et pleines de bons légumes. Gourmande ici rime avec saucisse, lardons et magrets de canard, rien que ça s'il vous plaît ! mit salade, maïs et tomates "tout de même". Evidemment, j'ai adoré : plat coloré, en chaud et froid, avec de bons produits qui sentent vraiment bon. Une nouvelle fois conquise, mais mon bidon a crié stop avant la fin de l'assiette : vraiment copieuse ! Surtout accompagnée de pain frais servi (peut-être pour le folklore, mais en tous cas ça rendait bien) directement dans les petits sacs en papier comme sortis tout droit de la boulangerie. Y a pas à dire, ça change des corbeilles à pain garnies de serviettes à carreaux vichy rouges.


Pour terminer, ma palette de sorbets : praline, mûre et abricot (si mes sens sont exacts... en tous cas en terme de couleurs ça colle !) qui est visiblement beaucoup mieux passée que la mousse au chocolat de mon accompagnateur.


Enfin, entrevue de l'intérieur du restaurant au moment de payer : vraiment chouette, mais là comme je ne suis pas douée pour les descriptions je vous conseille d'aller faire un tour ici pour vous faire votre propre opinion (carte téléchargeable en ligne).


En tous cas, en ce qui me concerne : JE VALIDE à moults reprises !

jeudi 10 juin 2010

Les élections des délégués du serponnel


Et en plus, j'ai eu la top chance d'y assister du début à la fin, puisque je suis la presque plus jeune AM de la boîte (et qu'on associe toujours le/la plus jeune au plus "âgé" qui sert pour l'occasion de président du vote). Donc, qui dit élections dit : faut venir à 7h30. Soit un temps certain avant mon horaire habituel, donc un temps encore plus certainement réduit avec Morphée (entre autres). Donc, ça commençait un peu mal. ça se poursuit ainsi, puisqu'en plus ce n'était pas 7h30 mais 7h45 -re youpi. Rassurance de la chose : nous étions cinq dans le même batal (Mr Le Président, Mr V, Mr Z, et la petite stagiaire).

Finalement le "bureau de vote" (en clair : ni plus ni moins que la salle de réunion) n'a ouvert au grand public qu'à partir de 8h03 précises. S'en est suivi un bal quasi incessant pendant une heure de ce qu'on appelle les cadres et leurs sous-fifres directs, pas très branchés par le passage dans l'isoloir (en clair, bis : la kitchnette d'1 m² de ladite salle), ni par le secret du vote -pourtant, étant donné le nombre impressionnant de listes [ en clair, ter : 1], on aurait pu s'attendre à une lutte acharnée entre la fameuse liste et les votes blancs, et les nuls (pas les gens, les votes). Ensuite, fermeture du "bureau" jusqu'à 16h (oui non mais parce que mine de crayon y en a dans le tas qui bossent).

A l'heure précise, réouverture de la lourde, et ce jusqu'à 17h, pour voir défiler au moins en tout et pour tout cinq clampins (les quatre premiers à 16h03 et le dernier à 16h57... mon ami K, si tu me lis...).

Fait notable de la chose, mes accolytes de tenage de bural de vote ont quelque peu changé cet après-midi : Monsieur le président était toujours là fidèle au poste, ainsi que Monsieur V. Mais sont arrivés Monsieur W, Madame X et Madame Y. Mais quelle ne fut donc pas ma surprise de constater, que oh! fait étrange : il s'agissait curieusement pile poil des gens qui se présentaient ! Ah y a pas à dire ils ont bien fait les choses, comme ça si jamais ils étaient élus, au moins ils étaient sur place pour fêter ça...

Le dépouillage donc, en présence des mêmes gens. Décachetage d'enveloppes et comptage de bulletins en triple -au cas où- au programme. Puis comptage pour vérifier quid des vainqueurs de l'élection. En lice : quatre listes à élire, dans chaque catégorie : une liste se présentait. Quel suspense, mes amis, on en venait presque à se ronger les ongles !
Et alors là, le moment le plus givré de la journée : le fameux comptage ! Discours de Monsieur V "Alors, bon, alors. Nombre de votants gnagnagnagna nombre de votes blancs ou nuls : 3. Donc le nombre de votes pris en compte = nombre de votes - les votes nuls/blancs."
Moi, ni plus ni moins que pas d'accord, outragée, prête à défendre envers et contre tous mon vote sans couleur : "Ah mais non on les compte les votes blancs, ça n'a rien à voir avec un vote nul. Le blanc, c'est pour les pauvres gentils gens qui viennent voter parce qu'ils s'en sentent le devoir, mais qui ne sont pas partants pour la liste qui se présente." "Oui non mais on s'en fout, on les compte pas, c'est écrit sur la consigne : on fait le calcul sur le nombre de bulletins avec une liste". "Oui donc comme il n'y a qu'une liste, effectivement le calcul est simple puisque vous allez être élu à 100% des voies. Et que donc si sur 100 bulletins, il y a 99 blancs et un seul pour vous, vous allez être élu tout de même." "Bah oui, les blancs, c'est comme les nuls". Hunhun. M'est avis que lâcher l'affaire est la plus sage des solutions, d'autant plus que notre ami a les oreilles et le nez de la couleur de sa boisson du midi. Fin des calculs, je me mets en quête de la responsable de toute cette ricilerie pour pouvoir enfin signer ma punaise de bout de papier, et retourner travailler (oui non mais parce que mine de crayon y en a dans le tas qui bossent, bis). De retour dans le bural pour annoncer son arrivée à mes alcoolytes, quelle ne fut pas ma surprise de les trouver tous en train de siroter un verre de crémant bien frais... Ah y a pas à dire, l'anticipation fait vraiment partie de la culture de l'entreprise...

Ainsi conclue-je : JE JETTE ENTIEREMENT ET JE NE RECYCLE PAS. Bon, prenons tout de même en compte l'hilaritude qui me prit lorsque notre responsable du bataclan se lança dans les calculs (et m'a démontré qu'il fallait tout de même une majorité + un vote pour être élu - mea culpa pour mon exemple d'élection avec un vote "bon" et 99 nuls) et nous annonça sans gêne aucune "alors 25,5 divisé par deux ça fait un nombre à rallonge avec tout un tas de chiffres derrière la virgule". ^^

dimanche 6 juin 2010

Les Dissolving Whitening Strips


A mes souhaits. Pourquoi avoir essayé une chose pareille ? Parce que, mine de crayon, d'ici quelques trois semaines mon sourire sera flashé de toute part, et que tant qu'à faire s'il pouvait être un tant soit peu joli, autant en profiter. Je me suis donc guilleremment rendue à la pharmacie spinalienne m'enquérir de moult conseils auprès de ma jolie pharmacienne en chef (qui n'y connaissait fichtre rien au produit, mais nous avons découvert la chose ensemble). Alors donc, l'idée était de trouver un truc à peu près fiable qui me permettrait d'avoir les dents en mode "Omo lave plus blanc que blanc", ou en tous cas un peu plus ivoire. Donc, un peu au pif à vrai dire, j'ai opté pour les Dissolving Whitening Strips (en langage de l'amateur de grenouilles : bandes blanchissantes dissolvables). En foncé: des espèces de bandes translucides à se coller sur les quenottes une à deux fois par jour. Le prix : pas loin d'une quarantaine d'euros pour un mois de traitement -yirk-. Bon allez soyons fous, on ne sait jamais ça peut marcher.
L'objet mis dans un coin pendant un temps certain, le voici ressorti de sous la soupière pour usage quotidien. Emballage : deux fois vingt-huit (je vous laisse calculer) bandes emballées individuellement. Déballage : avec les doigts secs, c'est mieux, sinon le chose commence à se dissoudre sur les doigts et à faire des fils. Mise en place : sur les dents humides, placer la bande sur les quenottes du dessus. Prendre une autre bande pour celles du bas. Replier les bouts qui dépassent sur l'arrière. Bon, pas bien compliqué à utiliser, un bon point. Ensuite ? Ben ensuite on attend, ni plus ni moins. Combien de temps ? ça se dissout tout seul, et pas besoin de rincer qu'ils disent. C'est là où on est en droit de se demander si les mecs qui ont pondu un truc pareil l'ont testé. Parce que niveau goût, rien à dire certes -menthe : classique, mais niveau sensation en bouche une fois la dissolution en cours, je n'ai qu'un mot à dire : pouah ! Imaginez la texture farine + eau ou truc gélatineux, et vous aurez la sensation que je ressens une fois par jour. Hyper glamour.
Quant à l'effet ?? Allez, soyons honnêtes, un léger mieux (j'en suis à pas tout à fait quinze jours d'utilisation) mais rien de flagrant. Ne croyez pas passer du gruyère au brie de Meaux niveau couleur, mais il y a sincèrement une amélioration.A voir à la fin du mois peut-être pour être transcendée ?

Au final, esgourdez la sentence que voici : JE JETTE. Trop cher, pas agréable en bouche et l'effet encore à prouver. A mon avis, un peu de bicarbonate de soude, c'est tout aussi dégueu, mais ça coûte moins cher.


Le cake aux fraises sans beurre


Étant pourvue depuis hier d'une cagette de je ne sais pas combien de kilos de fraises, me fut avis d'en utiliser une quelconque partie autrement qu'avec de la chantilly, histoire de. Première recette qui me tomba sous le nez fut adoptée : 'Mon cake aux fraises sans beurre' de Sophie Dudemaine elle-même (tiré du Cuisine actuelle hors série de mars-avril 2009, oui je sais ça date mais on fait ce qu'on peut avec ce qu'on a). Visiblement facile à faire, peu d'ingrédients et rien d'introuvable (et pour une fois aucun ne manquait à l'appel dans mes placards) et l'intérêt suscité par l'élément "pas de beurre" - certes remplacé par de la crème liquide, mais tout de même.

  • La phase de réalisation : extra simple comme deviné, pas de farine à tamiser, pas de blanc d'œuf à monter en neige, ... Juste un joli mélange de tous les ingrédients, en gros, le tout déposé ensuite dans un moule beurré (rhô l'arnaque, y en a quand même du beurre).
  • La phase de cuisson : 40 minutes de prévues, plus d'une heure il m'a fallu pour obtenir un cake doré et tout gonflé, et "cuit à cœur" (croyais-je alors), pardon pour la déformation professionnelle (ai dû fendre le dessus du cake d'un coup de couteau pour pouvoir laisser à la chaleur l'accès au centre du dessert). Au sorti du four : impecc. A peine le dos tourné le temps d'enfourner mon repas de midi, et hop! le joli gonflé s'est fait la malle, comme toujours. La jolie colline dorée n'est plus, une faille immense au beau milieu de mon dessert... Un cake tout ramollo mais je finis par avoir l'habitude, mon four aime bien me jouer des tours.
  • La phase de dégustation : aspect = ce n'est pas une surprise, les fraises sont toutes au fond donc fond pas assez cuit. D'extérieur, ça ne ressemble ni plus ni moins qu'à un cake doré ratatiné et creux au milieu. goût = plutôt bon ! Pas trop sucré, pas trop peu. Les fraises cuites me rappellent le bon goût de la confiture de maman Odile. Texture légère et en effet pas grasse.

De but en blanc,je vous l'annonce donc : JE VALIDE MOLLEMENT, mais à éviter pour un repas chic.

Pour plus d'info sur l'auteure de la recette cliquez

samedi 5 juin 2010

Le Barefooting


Le barefooting, caisse donc ? C'est une "pratique consistant à marcher pieds-nus dans un milieu urbain" dixit notre ami Wikipédia. La question est donc : où réside l'intérêt ? Le rapprochage mit la nature ? la liberté du pied renfermant une partie de notre âme et de nos chacrats ?

Peu timporte, après tout. Aujourd'hui, je l'ai donc testé, par nécessité. A Bourk-en-Bresse pour être précise. Parce que oui, mes petons qui sortent juste de l'hiver et donc de mes kickers confortables n'ont pas dû apprécier ma marche rapide en spartiates vers la gare pour choper mon train au vol, pas plus que le crapahutage à travers le CC de la Part-Dieu (de Layonne), ni mes kilomètres sous 28°C tout ça pour trouver une paire de chaussures à glisser sous ma robe blanche dans trois semaines.

Les voilà donc tout gonflés, tout rouges, et avec des ampoules (certes, des pieds lumineux c'est utile la nuit pour lire en cachette sous les draps mais un peu trop douloureux à mon goût), au moins trois par pied (talon, plante, orteils pour faire dans le confortable). Donc le retour de la gare de Bourk jusqu'à mon domicile fixe s'est fait nus-pieds, dans l'espoir de ne plus sentir les brides de cuir me scier les orteils. De ce point là, positif. Autre point validant : le regard des gens "mais elle est timbrée". ça, j'aime beaucoup, il n'y a pas à dire. Niveau confort : sur une surface à peu près lisse, mieux que les chaussures. Sur la route ou des gravillons ou le macadam brûlant : aïe aïe aïe. Un conseil : privilégier l'ombre. Côté pratique : pas de trottoir trop crade, je n'ai donc pas eu de gros obstacles à éviter.

De retour dans mon chez-moi : les pieds brûlants, d'une couleur relativement indéfinissable tendant vers l'anthracite noirci non métallisé (tiens, c'est fou ça ! du goudron sur ma plante de pieds! tiens, ça ne part pas au lavage...)

Conséquemment : A REVOIR. Le rapprochage avec la nature goudronesque a bien eu lieu, mais à retester dans un milieu moins hostile à toute verdure à mon avis.


Les Terrasses Saint Pierre, Lyon


Au cours de ma journée "quête-de-pantoufles-de-vair" lyonnaise, m'est subitement et bien naturellement apparue comme qui dirait une légère envie de grignoter... Sauf que voilà, Lyon, ce n'est pas ma poche, et mis à part McDo et Ninkasi, je ne connais pas grand'chose sur place, mais envie de changer un peu. Pas envie d'un cadre trop chic, ni trop miam-miam sur le pouce bourré de calories non plus. Besoin de manger bon donc, nourratif, pas hyper cher, et rapidement de préférence (c'est pas le tout mais il fallait quand même se farcir quarante boutiques pour trouver une paire de pompes). Pas fine folle non plus, je ne partais pas à l'aveuglette mais suivant les conseils avisés et toujours bons d'un de mes gens.

Je pris donc ce que je croyais être la direction des Terreaux, et rattrapai mon chemin à temps pour ne pas me retrouver à Mexico. Direction : le musée des beaux arts de Layonne (Lyon, pour les intimes, ou pour les gens qui aiment bien parler n'importe comment). Traversée de la cour ombragée agrémentée d'une fontaine (bien agréable étant donné la température du jour avoisinant les 28°C supputai-je) puis montée de l'escalier menant aux terrasses Saint Pierre, bar/restaurant du musée, déjà bien rempli en ce samedi - pas sûr qu'il reste de la place m'annonce la petite jeune au bar. A peine un regard à la salle intérieure, je dois bien l'avouer; je repère juste des tables basses et des fauteuils bleus qui m'avaient l'air assez confortables. Au fond : le bar avec plusieurs jolies assiettes qui attendaient d'être servies, et sur ma droite, un tableau noir avec les mets du jour (églefin sauce au beurre blanc mit ciboulette, et joue de bœuf au vin rouge). Un charmant serveur me déniche quasi miraculeusement une table haute en fond de terrasse. Grimpage presque agile sur la haute chaise et me voici bien perchée, accoudée sur la table bancale pour scruter mes voisins et le décor.

Voici ensuite la carte : pas hyper fournie au premier abord, mais joliment écrite et sobre. Les formules "petite visite" (entrée + plat) et "grande visite" (plat + dessert) sont à 18€. Évidemment, avec mon sens de la contradiction, j'aurais opté pour entrée + dessert, mais ça n'existait pas. Vin au verre possible, plutôt bien quand on ne vient qu'à un. Un mot souvenir d'excellents moments avec mon frère : "brunch" (servi uniquement en week-end, de 11h à 17h). Allons-y pour, même si les 20€ me rebutent au premier abord. Puis vient l'attente, le temps d'observer le cadre donc : terrasse toute en long, vue sur le jardin du musée, lumineux sans avoir le soleil directement dans la tête, et surtout fait notable à tout de même quelques dizaines de mètres de la place des Terreaux : le calme. Pas de bruit de voitures, et la clientèle à tendance chic ce jour vu les pendentifs Baccarat, n'était pas du genre à brailler à tout bout de champ.

L'attente donc. Heureusement que j'avais pris un livre au cas où (surtout pour le train, mais finalement c'est ici qu'il m'a le plus occupée) puisque j'ai attendu, attendu... un temps certain tout de même. Honnêtement, je n'ai pas chronométré, prise dans l'action de mon livre, mais les nénettes de la table d'à côté ont eu le temps de commander, de manger, et de commander le dessert avant qu'un autre charmant serveur vienne m'annoncer que "le brunch arrive dans quelques minutes".

Le voici donc, mon joli (parce qu'il l'était !) brunch sur une grande assiette rectangulaire en ardoise. Contenu sacré : un grand verre de jus de fruits vraichement pressé, une verrine de salade de fruits, minis viennoiseries (pain au chocolat, pain aux raisins et croissant). Contenu sulé : une verrine d'oeufs brouillés, trois morceaux de fromage provenant de je-ne-sais-plus-qui Meilleur Ouvrier de France (aaaah c'est donc ça que voulaient dire M.O.F. sur la carte...) avec quelques noix (morbier, maroilles et un chèvre persillé non identifié), une salade verte, plusieurs charcuteries fines (chorizo, rosette, jambon sec, saucissons), et une boisson chaude : thé vert à la pêche blanche pour ma part. Le tout en quantité largement suffisante pour remplir mon bidon (quelle bonne idée ce tee-shirt de tricheuse), accompagné de pain (frais!) et d'une carafe d'eau. Me voilà donc séduite par les premiers abords : joli et copieux. Et définitivement convaincue par la qualité des produits : je me suis régalée. Et ai visiblement fait l'envie de quelques personnes qui se sont retournées l'air alléché vers mon assiette, de laquelle je n'ai pas laissé grand'chose : quelques noix et une tranche de saucisson.

En résumé, pour les gens qui ont la flemme de lire tout mon blabla ou pour ceux que ça ennuie :
  • Les points positifs :
- la carte : pas énormément de choix, mais suffisamment pour satisfaire tous les goûts. L'option vin au verre intéressante aussi, même si je n'en ai pas profité.
- le brunch ! : copieux, joli, diversifié, coloré, produits frais...
- le personnel : très agréable, souriant et disponible pour répondre à mes questions
- le cadre : calme, ombragé mais lumineux.

  • Les points négatifs :
- le coût peut-être un chouilla élevé pour le brunch ?
- l'attente... décidément longue, moi qui voulais manger rapidement c'était grillé.

En foncé, je vous l'annonce tout de go : JE VALIDE.

Pour en savoir plus c'est ici