jeudi 10 juin 2010

Les élections des délégués du serponnel


Et en plus, j'ai eu la top chance d'y assister du début à la fin, puisque je suis la presque plus jeune AM de la boîte (et qu'on associe toujours le/la plus jeune au plus "âgé" qui sert pour l'occasion de président du vote). Donc, qui dit élections dit : faut venir à 7h30. Soit un temps certain avant mon horaire habituel, donc un temps encore plus certainement réduit avec Morphée (entre autres). Donc, ça commençait un peu mal. ça se poursuit ainsi, puisqu'en plus ce n'était pas 7h30 mais 7h45 -re youpi. Rassurance de la chose : nous étions cinq dans le même batal (Mr Le Président, Mr V, Mr Z, et la petite stagiaire).

Finalement le "bureau de vote" (en clair : ni plus ni moins que la salle de réunion) n'a ouvert au grand public qu'à partir de 8h03 précises. S'en est suivi un bal quasi incessant pendant une heure de ce qu'on appelle les cadres et leurs sous-fifres directs, pas très branchés par le passage dans l'isoloir (en clair, bis : la kitchnette d'1 m² de ladite salle), ni par le secret du vote -pourtant, étant donné le nombre impressionnant de listes [ en clair, ter : 1], on aurait pu s'attendre à une lutte acharnée entre la fameuse liste et les votes blancs, et les nuls (pas les gens, les votes). Ensuite, fermeture du "bureau" jusqu'à 16h (oui non mais parce que mine de crayon y en a dans le tas qui bossent).

A l'heure précise, réouverture de la lourde, et ce jusqu'à 17h, pour voir défiler au moins en tout et pour tout cinq clampins (les quatre premiers à 16h03 et le dernier à 16h57... mon ami K, si tu me lis...).

Fait notable de la chose, mes accolytes de tenage de bural de vote ont quelque peu changé cet après-midi : Monsieur le président était toujours là fidèle au poste, ainsi que Monsieur V. Mais sont arrivés Monsieur W, Madame X et Madame Y. Mais quelle ne fut donc pas ma surprise de constater, que oh! fait étrange : il s'agissait curieusement pile poil des gens qui se présentaient ! Ah y a pas à dire ils ont bien fait les choses, comme ça si jamais ils étaient élus, au moins ils étaient sur place pour fêter ça...

Le dépouillage donc, en présence des mêmes gens. Décachetage d'enveloppes et comptage de bulletins en triple -au cas où- au programme. Puis comptage pour vérifier quid des vainqueurs de l'élection. En lice : quatre listes à élire, dans chaque catégorie : une liste se présentait. Quel suspense, mes amis, on en venait presque à se ronger les ongles !
Et alors là, le moment le plus givré de la journée : le fameux comptage ! Discours de Monsieur V "Alors, bon, alors. Nombre de votants gnagnagnagna nombre de votes blancs ou nuls : 3. Donc le nombre de votes pris en compte = nombre de votes - les votes nuls/blancs."
Moi, ni plus ni moins que pas d'accord, outragée, prête à défendre envers et contre tous mon vote sans couleur : "Ah mais non on les compte les votes blancs, ça n'a rien à voir avec un vote nul. Le blanc, c'est pour les pauvres gentils gens qui viennent voter parce qu'ils s'en sentent le devoir, mais qui ne sont pas partants pour la liste qui se présente." "Oui non mais on s'en fout, on les compte pas, c'est écrit sur la consigne : on fait le calcul sur le nombre de bulletins avec une liste". "Oui donc comme il n'y a qu'une liste, effectivement le calcul est simple puisque vous allez être élu à 100% des voies. Et que donc si sur 100 bulletins, il y a 99 blancs et un seul pour vous, vous allez être élu tout de même." "Bah oui, les blancs, c'est comme les nuls". Hunhun. M'est avis que lâcher l'affaire est la plus sage des solutions, d'autant plus que notre ami a les oreilles et le nez de la couleur de sa boisson du midi. Fin des calculs, je me mets en quête de la responsable de toute cette ricilerie pour pouvoir enfin signer ma punaise de bout de papier, et retourner travailler (oui non mais parce que mine de crayon y en a dans le tas qui bossent, bis). De retour dans le bural pour annoncer son arrivée à mes alcoolytes, quelle ne fut pas ma surprise de les trouver tous en train de siroter un verre de crémant bien frais... Ah y a pas à dire, l'anticipation fait vraiment partie de la culture de l'entreprise...

Ainsi conclue-je : JE JETTE ENTIEREMENT ET JE NE RECYCLE PAS. Bon, prenons tout de même en compte l'hilaritude qui me prit lorsque notre responsable du bataclan se lança dans les calculs (et m'a démontré qu'il fallait tout de même une majorité + un vote pour être élu - mea culpa pour mon exemple d'élection avec un vote "bon" et 99 nuls) et nous annonça sans gêne aucune "alors 25,5 divisé par deux ça fait un nombre à rallonge avec tout un tas de chiffres derrière la virgule". ^^

dimanche 6 juin 2010

Les Dissolving Whitening Strips


A mes souhaits. Pourquoi avoir essayé une chose pareille ? Parce que, mine de crayon, d'ici quelques trois semaines mon sourire sera flashé de toute part, et que tant qu'à faire s'il pouvait être un tant soit peu joli, autant en profiter. Je me suis donc guilleremment rendue à la pharmacie spinalienne m'enquérir de moult conseils auprès de ma jolie pharmacienne en chef (qui n'y connaissait fichtre rien au produit, mais nous avons découvert la chose ensemble). Alors donc, l'idée était de trouver un truc à peu près fiable qui me permettrait d'avoir les dents en mode "Omo lave plus blanc que blanc", ou en tous cas un peu plus ivoire. Donc, un peu au pif à vrai dire, j'ai opté pour les Dissolving Whitening Strips (en langage de l'amateur de grenouilles : bandes blanchissantes dissolvables). En foncé: des espèces de bandes translucides à se coller sur les quenottes une à deux fois par jour. Le prix : pas loin d'une quarantaine d'euros pour un mois de traitement -yirk-. Bon allez soyons fous, on ne sait jamais ça peut marcher.
L'objet mis dans un coin pendant un temps certain, le voici ressorti de sous la soupière pour usage quotidien. Emballage : deux fois vingt-huit (je vous laisse calculer) bandes emballées individuellement. Déballage : avec les doigts secs, c'est mieux, sinon le chose commence à se dissoudre sur les doigts et à faire des fils. Mise en place : sur les dents humides, placer la bande sur les quenottes du dessus. Prendre une autre bande pour celles du bas. Replier les bouts qui dépassent sur l'arrière. Bon, pas bien compliqué à utiliser, un bon point. Ensuite ? Ben ensuite on attend, ni plus ni moins. Combien de temps ? ça se dissout tout seul, et pas besoin de rincer qu'ils disent. C'est là où on est en droit de se demander si les mecs qui ont pondu un truc pareil l'ont testé. Parce que niveau goût, rien à dire certes -menthe : classique, mais niveau sensation en bouche une fois la dissolution en cours, je n'ai qu'un mot à dire : pouah ! Imaginez la texture farine + eau ou truc gélatineux, et vous aurez la sensation que je ressens une fois par jour. Hyper glamour.
Quant à l'effet ?? Allez, soyons honnêtes, un léger mieux (j'en suis à pas tout à fait quinze jours d'utilisation) mais rien de flagrant. Ne croyez pas passer du gruyère au brie de Meaux niveau couleur, mais il y a sincèrement une amélioration.A voir à la fin du mois peut-être pour être transcendée ?

Au final, esgourdez la sentence que voici : JE JETTE. Trop cher, pas agréable en bouche et l'effet encore à prouver. A mon avis, un peu de bicarbonate de soude, c'est tout aussi dégueu, mais ça coûte moins cher.


Le cake aux fraises sans beurre


Étant pourvue depuis hier d'une cagette de je ne sais pas combien de kilos de fraises, me fut avis d'en utiliser une quelconque partie autrement qu'avec de la chantilly, histoire de. Première recette qui me tomba sous le nez fut adoptée : 'Mon cake aux fraises sans beurre' de Sophie Dudemaine elle-même (tiré du Cuisine actuelle hors série de mars-avril 2009, oui je sais ça date mais on fait ce qu'on peut avec ce qu'on a). Visiblement facile à faire, peu d'ingrédients et rien d'introuvable (et pour une fois aucun ne manquait à l'appel dans mes placards) et l'intérêt suscité par l'élément "pas de beurre" - certes remplacé par de la crème liquide, mais tout de même.

  • La phase de réalisation : extra simple comme deviné, pas de farine à tamiser, pas de blanc d'œuf à monter en neige, ... Juste un joli mélange de tous les ingrédients, en gros, le tout déposé ensuite dans un moule beurré (rhô l'arnaque, y en a quand même du beurre).
  • La phase de cuisson : 40 minutes de prévues, plus d'une heure il m'a fallu pour obtenir un cake doré et tout gonflé, et "cuit à cœur" (croyais-je alors), pardon pour la déformation professionnelle (ai dû fendre le dessus du cake d'un coup de couteau pour pouvoir laisser à la chaleur l'accès au centre du dessert). Au sorti du four : impecc. A peine le dos tourné le temps d'enfourner mon repas de midi, et hop! le joli gonflé s'est fait la malle, comme toujours. La jolie colline dorée n'est plus, une faille immense au beau milieu de mon dessert... Un cake tout ramollo mais je finis par avoir l'habitude, mon four aime bien me jouer des tours.
  • La phase de dégustation : aspect = ce n'est pas une surprise, les fraises sont toutes au fond donc fond pas assez cuit. D'extérieur, ça ne ressemble ni plus ni moins qu'à un cake doré ratatiné et creux au milieu. goût = plutôt bon ! Pas trop sucré, pas trop peu. Les fraises cuites me rappellent le bon goût de la confiture de maman Odile. Texture légère et en effet pas grasse.

De but en blanc,je vous l'annonce donc : JE VALIDE MOLLEMENT, mais à éviter pour un repas chic.

Pour plus d'info sur l'auteure de la recette cliquez

samedi 5 juin 2010

Le Barefooting


Le barefooting, caisse donc ? C'est une "pratique consistant à marcher pieds-nus dans un milieu urbain" dixit notre ami Wikipédia. La question est donc : où réside l'intérêt ? Le rapprochage mit la nature ? la liberté du pied renfermant une partie de notre âme et de nos chacrats ?

Peu timporte, après tout. Aujourd'hui, je l'ai donc testé, par nécessité. A Bourk-en-Bresse pour être précise. Parce que oui, mes petons qui sortent juste de l'hiver et donc de mes kickers confortables n'ont pas dû apprécier ma marche rapide en spartiates vers la gare pour choper mon train au vol, pas plus que le crapahutage à travers le CC de la Part-Dieu (de Layonne), ni mes kilomètres sous 28°C tout ça pour trouver une paire de chaussures à glisser sous ma robe blanche dans trois semaines.

Les voilà donc tout gonflés, tout rouges, et avec des ampoules (certes, des pieds lumineux c'est utile la nuit pour lire en cachette sous les draps mais un peu trop douloureux à mon goût), au moins trois par pied (talon, plante, orteils pour faire dans le confortable). Donc le retour de la gare de Bourk jusqu'à mon domicile fixe s'est fait nus-pieds, dans l'espoir de ne plus sentir les brides de cuir me scier les orteils. De ce point là, positif. Autre point validant : le regard des gens "mais elle est timbrée". ça, j'aime beaucoup, il n'y a pas à dire. Niveau confort : sur une surface à peu près lisse, mieux que les chaussures. Sur la route ou des gravillons ou le macadam brûlant : aïe aïe aïe. Un conseil : privilégier l'ombre. Côté pratique : pas de trottoir trop crade, je n'ai donc pas eu de gros obstacles à éviter.

De retour dans mon chez-moi : les pieds brûlants, d'une couleur relativement indéfinissable tendant vers l'anthracite noirci non métallisé (tiens, c'est fou ça ! du goudron sur ma plante de pieds! tiens, ça ne part pas au lavage...)

Conséquemment : A REVOIR. Le rapprochage avec la nature goudronesque a bien eu lieu, mais à retester dans un milieu moins hostile à toute verdure à mon avis.


Les Terrasses Saint Pierre, Lyon


Au cours de ma journée "quête-de-pantoufles-de-vair" lyonnaise, m'est subitement et bien naturellement apparue comme qui dirait une légère envie de grignoter... Sauf que voilà, Lyon, ce n'est pas ma poche, et mis à part McDo et Ninkasi, je ne connais pas grand'chose sur place, mais envie de changer un peu. Pas envie d'un cadre trop chic, ni trop miam-miam sur le pouce bourré de calories non plus. Besoin de manger bon donc, nourratif, pas hyper cher, et rapidement de préférence (c'est pas le tout mais il fallait quand même se farcir quarante boutiques pour trouver une paire de pompes). Pas fine folle non plus, je ne partais pas à l'aveuglette mais suivant les conseils avisés et toujours bons d'un de mes gens.

Je pris donc ce que je croyais être la direction des Terreaux, et rattrapai mon chemin à temps pour ne pas me retrouver à Mexico. Direction : le musée des beaux arts de Layonne (Lyon, pour les intimes, ou pour les gens qui aiment bien parler n'importe comment). Traversée de la cour ombragée agrémentée d'une fontaine (bien agréable étant donné la température du jour avoisinant les 28°C supputai-je) puis montée de l'escalier menant aux terrasses Saint Pierre, bar/restaurant du musée, déjà bien rempli en ce samedi - pas sûr qu'il reste de la place m'annonce la petite jeune au bar. A peine un regard à la salle intérieure, je dois bien l'avouer; je repère juste des tables basses et des fauteuils bleus qui m'avaient l'air assez confortables. Au fond : le bar avec plusieurs jolies assiettes qui attendaient d'être servies, et sur ma droite, un tableau noir avec les mets du jour (églefin sauce au beurre blanc mit ciboulette, et joue de bœuf au vin rouge). Un charmant serveur me déniche quasi miraculeusement une table haute en fond de terrasse. Grimpage presque agile sur la haute chaise et me voici bien perchée, accoudée sur la table bancale pour scruter mes voisins et le décor.

Voici ensuite la carte : pas hyper fournie au premier abord, mais joliment écrite et sobre. Les formules "petite visite" (entrée + plat) et "grande visite" (plat + dessert) sont à 18€. Évidemment, avec mon sens de la contradiction, j'aurais opté pour entrée + dessert, mais ça n'existait pas. Vin au verre possible, plutôt bien quand on ne vient qu'à un. Un mot souvenir d'excellents moments avec mon frère : "brunch" (servi uniquement en week-end, de 11h à 17h). Allons-y pour, même si les 20€ me rebutent au premier abord. Puis vient l'attente, le temps d'observer le cadre donc : terrasse toute en long, vue sur le jardin du musée, lumineux sans avoir le soleil directement dans la tête, et surtout fait notable à tout de même quelques dizaines de mètres de la place des Terreaux : le calme. Pas de bruit de voitures, et la clientèle à tendance chic ce jour vu les pendentifs Baccarat, n'était pas du genre à brailler à tout bout de champ.

L'attente donc. Heureusement que j'avais pris un livre au cas où (surtout pour le train, mais finalement c'est ici qu'il m'a le plus occupée) puisque j'ai attendu, attendu... un temps certain tout de même. Honnêtement, je n'ai pas chronométré, prise dans l'action de mon livre, mais les nénettes de la table d'à côté ont eu le temps de commander, de manger, et de commander le dessert avant qu'un autre charmant serveur vienne m'annoncer que "le brunch arrive dans quelques minutes".

Le voici donc, mon joli (parce qu'il l'était !) brunch sur une grande assiette rectangulaire en ardoise. Contenu sacré : un grand verre de jus de fruits vraichement pressé, une verrine de salade de fruits, minis viennoiseries (pain au chocolat, pain aux raisins et croissant). Contenu sulé : une verrine d'oeufs brouillés, trois morceaux de fromage provenant de je-ne-sais-plus-qui Meilleur Ouvrier de France (aaaah c'est donc ça que voulaient dire M.O.F. sur la carte...) avec quelques noix (morbier, maroilles et un chèvre persillé non identifié), une salade verte, plusieurs charcuteries fines (chorizo, rosette, jambon sec, saucissons), et une boisson chaude : thé vert à la pêche blanche pour ma part. Le tout en quantité largement suffisante pour remplir mon bidon (quelle bonne idée ce tee-shirt de tricheuse), accompagné de pain (frais!) et d'une carafe d'eau. Me voilà donc séduite par les premiers abords : joli et copieux. Et définitivement convaincue par la qualité des produits : je me suis régalée. Et ai visiblement fait l'envie de quelques personnes qui se sont retournées l'air alléché vers mon assiette, de laquelle je n'ai pas laissé grand'chose : quelques noix et une tranche de saucisson.

En résumé, pour les gens qui ont la flemme de lire tout mon blabla ou pour ceux que ça ennuie :
  • Les points positifs :
- la carte : pas énormément de choix, mais suffisamment pour satisfaire tous les goûts. L'option vin au verre intéressante aussi, même si je n'en ai pas profité.
- le brunch ! : copieux, joli, diversifié, coloré, produits frais...
- le personnel : très agréable, souriant et disponible pour répondre à mes questions
- le cadre : calme, ombragé mais lumineux.

  • Les points négatifs :
- le coût peut-être un chouilla élevé pour le brunch ?
- l'attente... décidément longue, moi qui voulais manger rapidement c'était grillé.

En foncé, je vous l'annonce tout de go : JE VALIDE.

Pour en savoir plus c'est ici