samedi 5 juin 2010

Le Barefooting


Le barefooting, caisse donc ? C'est une "pratique consistant à marcher pieds-nus dans un milieu urbain" dixit notre ami Wikipédia. La question est donc : où réside l'intérêt ? Le rapprochage mit la nature ? la liberté du pied renfermant une partie de notre âme et de nos chacrats ?

Peu timporte, après tout. Aujourd'hui, je l'ai donc testé, par nécessité. A Bourk-en-Bresse pour être précise. Parce que oui, mes petons qui sortent juste de l'hiver et donc de mes kickers confortables n'ont pas dû apprécier ma marche rapide en spartiates vers la gare pour choper mon train au vol, pas plus que le crapahutage à travers le CC de la Part-Dieu (de Layonne), ni mes kilomètres sous 28°C tout ça pour trouver une paire de chaussures à glisser sous ma robe blanche dans trois semaines.

Les voilà donc tout gonflés, tout rouges, et avec des ampoules (certes, des pieds lumineux c'est utile la nuit pour lire en cachette sous les draps mais un peu trop douloureux à mon goût), au moins trois par pied (talon, plante, orteils pour faire dans le confortable). Donc le retour de la gare de Bourk jusqu'à mon domicile fixe s'est fait nus-pieds, dans l'espoir de ne plus sentir les brides de cuir me scier les orteils. De ce point là, positif. Autre point validant : le regard des gens "mais elle est timbrée". ça, j'aime beaucoup, il n'y a pas à dire. Niveau confort : sur une surface à peu près lisse, mieux que les chaussures. Sur la route ou des gravillons ou le macadam brûlant : aïe aïe aïe. Un conseil : privilégier l'ombre. Côté pratique : pas de trottoir trop crade, je n'ai donc pas eu de gros obstacles à éviter.

De retour dans mon chez-moi : les pieds brûlants, d'une couleur relativement indéfinissable tendant vers l'anthracite noirci non métallisé (tiens, c'est fou ça ! du goudron sur ma plante de pieds! tiens, ça ne part pas au lavage...)

Conséquemment : A REVOIR. Le rapprochage avec la nature goudronesque a bien eu lieu, mais à retester dans un milieu moins hostile à toute verdure à mon avis.


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