mardi 20 juillet 2010

S'énerver contre un pauvre gens qui n'a (presque) rien fait


Y a des jours comme ça, c'est pas le bon jour. Tout le monde connait ça, rassurez-moi (ou du moins, faites semblant). Des jours où tu accepterais presque un licenciement avec un soupir de soulagement -enfin débarrassé de ce taf relou . Allez faites pas semblant, le boulot idéal ne doit pas exister.
Aujourd'hui pour moi, c'était pas VDM, mais TDM (avec un T comme taf, comme dans Babar). Avec la révélation d'un faux-fesses de première du genre "ah bon vous n'avez pas fait ça, pas grave ça urge pas" et qui va voir son joli chef une heure après, lequel m'appelle pour me pourrir les ouïes -oui non parce qu'en fait finalement le fameux truc, ça urgeait. Soit disant que ça fait plus de quinze jours qu'ils l'attendent (pour une fois je ne regrette pas de ne pas avoir jeté le mail en question qui date de mardi 13 juillet précisément (ah oui tiens, chez vous non plus ça ne fait pas quinze jours ?) Enfin peu timporte. Le jour où y a rien qui va , et où même les gens qui vous apportent en général quelques sourires finissent par vous sortir par les genoux. Le jour où tu es là depuis douze heures et tu n'as qu'une envie c'est de rentrer chez toi même si serponne ne t'attend, à part ton chat, et même si c'est Beyrouth dans ton frigo. Le jour où tu n'attends de ton taf ni plus ni moins que couic.


Le genre de jour, où, par zazard, vers 20h, tu te retrouves avec les mains pleines de chocolat (oui non parce que quand même la réserve n'était pas à sec) et qu'il te faut donc aller te les passer sous l'eau pour éviter de tartiner tous les dossiers. Et là, que vois-tu, à travers la vitre qui donne sur l'atelier ? Des pastèques . Quatre énooormes demi pastèques. Deux choses les quatre : soit je me suis plantée de boîte, soit on a changé d'activité mais on ne m'aurait pas dit -remarquez que ça, c'est plus plausible que la première option, parce que la communication ici... Question ordre et hygiène, bonjoir. J'appelle le petit monsieur (un pauvre intérim qui n'a rien demandé à serponne mais c'est pas contre lui que je me suis énervée) pour savoir ce que c'est que ce binz "ah ben je sais pas moi". Bon, ok Michel. On n'insiste pas. Sauf que là, au même instant je vis rouge, et ce dans les deux sens du terme. Rouge parce qu'un gens (le voilà enfin, le pauvre martyrisé) n'a rien trouvé de mieux à faire que de se balader dans les ateliers avec un matériel de protection ROUGE (à tendance rose méga moche). Punaise, c'est quand même pas compliqué d'utiliser le matériel BLEU gracieusement à disposition -oui parce qu'ici tout est bleu c'est comme ça, pas le choix les gars, on peut pas faire autrement tant pis si ça vous va pas au teint. C'est écrit en toutes les langues en plus. Oui non parce que bien sûr, c'est pile poil le jour où tu tombes sur un chauffeur qui doesn't speak french, et encore moins english -comme de par zazard. Oui non parce que môssieur évidemment a ronchonné et n'a pas voulu virer son accessoire rouge. Et qu'évidemment c'est logique, faut toujours discuter et donner son avis sur les consignes.


Et là, tu te remets dans ta situation de TDM et ton inconscient crie tout seul "Tu speak pas english, pas grave, on va se comprendre tu vas voir. Ton machin, il est rouge, ok ? Rouge comme les produits qu'il y a ici. Donc si ça tombe dedans, ça se voit pas. Tu vas me jeter ton machin et mettre un bleu et je te demande pas de discuter bon sang de bonsoir" (remarquez comme je suis sympa, je vous épargne les caractères majuscules -oui non parce que là c'est pas de l'appuyage de discours, c'est vraiment de l'énervement- et les points d'exclamation parce que je prends soin de vos petits yeux (voyez que je suis pas si cruelle que ça).


Alors après une telle expérience, tu te dis qu'il est temps d'en tirer un petit bilan, d'autant plus que c'est vraiment pas dans tes habitudes.
Alors, le positif : ça fait du biiiiiiiiien et en plus tu fais preuve d'autorité (ce qu'on te demande mais qu'en général tu ne sais pas faire).
Le négatif : tu passes pour une chieuse (mais qui fait son taf après tout) et en plus le pauvre petit gars n'est pas responsable de toutes les tuiles qui te sont tombées dessus dans la journée (sauf que bon il a le rôle de la goutte qui fait déborder l'amphore).
Le ni pour ni contre bien au contraire : toute façon on s'en cogne, le ptit gars n'a moitié rien compris, en plus si il avait suivi les règles on n'en serait pas là, et puis il ne s'en souvient déjà plus suis sûre.


Bilan : en temps que grande culpabilisée , je valide à moitié, voire même à tendance je réessayerai à l'occase, ou pas, parce que certes ça fait du bien et qu'à priori le gens ne va pas avoir son avenir foiré parce que je me suis défoulée dessus, mais quand même, il avait (presque) rien fait le pauvre.

vendredi 9 juillet 2010

Le Barbier des Bois - Bruailles (71)


Mais siiii sien bûr que si, tout le monde connait Bruailles, carrefour de civilisations en Saône et Loire... Oui, bon, ok, serponne à ce que je vois. Du côté de Louhans (oui, comme l'équipe de foot pour les zamateurs), au coeur d'une campâââgne verdoyante ('videmment, vu toute la pluie qu'il y tombe). Allez, ne nous moquons pas trop : lorsque j'y étais, les 30°C étaient largement dépassés.


Donc, en ce vendredi, force fut de constater que effectivement tout avantage a ses inconvénients, et réciproquement. Aujourd'hui, ce fut surtout la réciproque qui a été constatée : en effet, au boulot, les visites de gens extérieurs sont loin d'être une partie de plaisir selon les raisons de leur venue, mais la gourmande que je suis ne peut nier que l'idée de manger en extérieur le midi n'est pas pour me déplaire (morfale je suis et je resterai). Or, une fois n'est pas us, notre table habituelle étant partie en congés, nous nous sommes rabattus sur le Barbier des Bois, sur la route de pas Memphis. Accueil plutôt chaleureux d'un gentil gens qui nous a aimablement proposé soit l'intérieur, soit la terrasse (aussi chaud l'un que l'autre, mais une brise légère pouvait éventuellement nous atteindre dehors). Aussitôt dit aussitôt fait : une jolie table en bois (bah oui, évidemment) aux côtés d'un pied de lavande (ou lavandin sans doute, pour les puristes) nous a tendu ses pattes. Joli décor pour les fleurs, mais premier mauvais point : le décor un peu plus lointain : le bord de la départementale (ou nationale, qu'en sais-je ?); bref : le bord de la route avec passage de moults camions et motos qui roulent à toute berzingue. Pour le bruit : moyen.


Ensuite, de quoi me réjouir : la carte ! Proposition de menu du jour ('me souviens que du dessert : mousse au chocolat, puisque le reste ne m'a pas branchée) pas transcendante, mais valant a priori son montant de 15€. Au diable les varices, je me suis offert le luxe d'opter pour un menu fraîcheur (de son véritable nom "Terroir") : melon et jambon en entrée, suivis d'une salade gourmande et d'une palette de sorbets -idéal pour une journée aussi chaude, point positif, mais le choix des desserts était peu satisfaisant pour un GroGâteau comme moi (amis des Bisounours bonjour) : clafoutis ou glace. Mais où est donc le chocolat ?


Un autre + : le service ultra rapide (oui bon, ok, 13h étaient passées et il n'y avait strictement couic d'autre que nous sur les lieux mais tout de même), l'entrée est arrivée très rapidement. Me voilà conquise : quantité idéale, jolie présentation, melon parfumé et sucré comme il faut, jambon juste sec... Un régal avalé en trois coups de fourchette.
Ensuite, la salade gourmande. Grosse erreur de ma part : "gourmande" ne veut pas dire : légère, fraîche et pleines de bons légumes. Gourmande ici rime avec saucisse, lardons et magrets de canard, rien que ça s'il vous plaît ! mit salade, maïs et tomates "tout de même". Evidemment, j'ai adoré : plat coloré, en chaud et froid, avec de bons produits qui sentent vraiment bon. Une nouvelle fois conquise, mais mon bidon a crié stop avant la fin de l'assiette : vraiment copieuse ! Surtout accompagnée de pain frais servi (peut-être pour le folklore, mais en tous cas ça rendait bien) directement dans les petits sacs en papier comme sortis tout droit de la boulangerie. Y a pas à dire, ça change des corbeilles à pain garnies de serviettes à carreaux vichy rouges.


Pour terminer, ma palette de sorbets : praline, mûre et abricot (si mes sens sont exacts... en tous cas en terme de couleurs ça colle !) qui est visiblement beaucoup mieux passée que la mousse au chocolat de mon accompagnateur.


Enfin, entrevue de l'intérieur du restaurant au moment de payer : vraiment chouette, mais là comme je ne suis pas douée pour les descriptions je vous conseille d'aller faire un tour ici pour vous faire votre propre opinion (carte téléchargeable en ligne).


En tous cas, en ce qui me concerne : JE VALIDE à moults reprises !