dimanche 29 août 2010

La crème brûlée au Carambar


J'entends déjà les puristes s'écrier "yirk, mais ça se cuisine pas du Carambar. Et bien si figurez-vous, et les fraises TagadaTsoinTsoin aussi, tout comme les caramels au beurre salé et les Babybel, mais si mais si. Alors oui effectivement, pas digne d'apparaître à la carte d'un grand chef, mais après tout on s'en cogne, là n'est pas l'objectif.

Donc ce matin, je me suis dit "Ma vieille, quand même, après un magret de canard, si tu manges un yaourt en dessert, c'est un peu craignos". Donc j'ai cherché une petite recette sympa et facile à faire, et depuis le temps que je devais tester mon chalumal ! (cadeau de Noël, il était grand'temps). Donc nous voilà partis pour deux crèmes brûlées.

La phase de réalisation : archi simple. Œufs+sucre d'un côté, crème+carambars de l'autre, et hop, on mélange le tout. On remplit les petits plats (j'en ai que deux pour information, alors si ça dit aux amateurs...) et l'on glisse tout ça gentiment au four tout doux pour 25 minutes et hop.
Donc au final, rien de bien compliqué, et en plus ça sent bon (ok, aucun rapport, mais c'est toujours ça de pris).

Après tout ça on laisse refroidir, d'abord à température ambiante puis seulement après au frigo sinon on le flingue et on n'a pas envie vu le prix que ça coûte. Au dernier moment, recouvrage de sucre roux (flûte, en rade dans les placards, on a remplacé par du poudre normal) et brûlage (non, pas "carbonisage"...) avec le chalumal. Par contre, les chalumeaux de cuisine, c'est pas bien violent, rien à voir avec ceux du boulot, donc faut juste pas être pressé. La prochaine fois j'essayerai la technique flambage à l'alcool, qui en plus a le mérite de faire son petit effet quand on l'apporte à table (attention à ne pas créer de pulsion professionnelle chez les pompiers autour de la table).

Ensuite, question goût, j'avoue : un chouilla trop sucré. Mais sinon, vraiment bon. Texture fondante et fraîche en profondeur, craquante et tiède en surface, un peu collant aux quenottes sans trop + un bon goût de Carambar mais pas écœurant comme un Carambar pur. Donc en gros : avalé en deux trois coups de cuillère à bassine. Et plat léché, of course. Rien de fin comme prévu, mais ça passe bien tout seul.

Donc, sans surprise, ce dessert ne s'en retrouve ni plus ni moins que validé haut les pieds, par nous deux éternels gourmands, et j'en connais déjà un ou deux à qui ça plairait...

dimanche 15 août 2010

Les Weetabix à sec


Lorsqu'une conversation sent très fortement le "prise de tête" à plein nez, j'ai tendance à manger le premier truc qui me passe sous la main. Compulsif, j'y peux rien. Je suis une morfale mais j'assume farpaitement la chose. Quand je suis dans mon domicile fixe, en général le chocolat Valrhona prend une claque, mais là j'étions chez mon frangin. Donc on ne fouille pas dans les placards, on fouille des yeux les alentours pour y trouver quelque chose de comestible et de visible (oui non parce que 'faudrait pas qu'il croit que je suis mal élevée). Et là, sur quoi tombe-je ? Une boîte entamée de Weetabix !

Premier réflexe : "mais ça existe encore ces trucs-là ? ça fait des années qu'on n'a pas vu la pub à la télé !" (oui parce qu'en plus d'être morfale, je suis très culture-pub). Deuxième réflexe "mais c'est un truc que je ne connais pas ! va falloir essayer !!" Ni une ni quatre, la mimine in the box, de quoi c'est-y pas que je m'aperçois-je ? C'est gros !! Non parce que moi je m'attendais à des petits pavés de pétales de blés, mais genre de 1cm maximum. Or là ce n'est vraiment pas le cas (quoi que j'ai découvert plus tard que les minis Weetabix ça existe, oui oui) : bien 5cm de haut le chose, sur 1 d'épaisseur. Courageuse mais pas téméraire, ou plutôt méfiante comme à mon habitude, j'optai pour un cassage en deux dudit chose. Pas trop d'excès dans la méfiance : j'enfournai le tout dans ma bouche, sans lait sans rien, m'imaginant ressentir les délices d'un joli méli mélo de pétales de blés glacés au sucre (type Frosties).

"Quelle surprise ne fut pas ma" © quand mes sens m'ont avertie que j'étais plutôt en train de manger du panneau de particules, poussiéreux en plus. Berk berk berk. Jamais mangé un truc aussi sec. Trois plombes pour faire descendre tout ça un étage plus bas + deux verres d'eau. Autant vous le dire de suite : la seconde moitié est restée bien au chaud au fond du paquet. Suis sûre que si tu renverses un verre d'eau dedans, non seulement tout est absorbé en 2 secondes, mais en plus tu peux faire le ménage d'un cinq pièces avec l'éponge qui s'est formée.

Donc, on s'imagine bien que ça va rester au placard (tu m'étonnes qu'on ne voie plus la pub à la télé, ils ont baissé les bras les mecs) et que je jette (ou plutôt je laisse à ceux qui aiment, parce qu'il y en a mine de crayon). Ou alors allez soyons fous, petit bémol : je retesterai peut-être, avec du lait au moins... Pour dénoircir un peu le tableau, vu que je n'ai parlé que de l'organoleptique du congloméré sciures de bois, je dirais que nutritionnellement parlant, ça a l'air pas trop mal : des fibres, pas de gras, vitamines... Allez, pas que du mauvais là-dedans !


samedi 14 août 2010

Être tata


Alors déjà quand papa a décroché le téléphone pour me dire "salut tati", je n'ai eu qu'une réaction : "yirk". Tati, ça fait tati Simone, Ursule, Janine ou Germaine. Tati, ça fait vieux. Tata, ça fait un peu moins pire, mais quand même. Mince, le coup de vieux quoi. J'ai pas encore 24 ans les gars, alors on va garder mon prénom tout court, ça ira bien pour le moment. D'autant plus que le petit bouchon, né samedi matin très tôt, il n'est pas prêt de m'appeler, on a le temps de voir venir.

... Bon, allez. J'avoue. je fais ma fière, mais je dois dire que je n'en mène pas mince...

Pour la phase de rencontre... Tellement difficile à décrire. Surréaliste ? Dans les bras de mon grand frère, un petit être de 49 cm, tout brun et tout chevelu, comme lui.

Son fils.
Mon frère est papa.

Tu as beau te répéter la phrase dix fois, cent fois, ça n'imprime pas. Oui bah mon frère, c'est mon frère. Il écoutera toujours de la musique de fin fou en hochant la tête, il fera toujours n'importe comment la popote mais ce sera succuleux, il connaîtra toujours par coeur les deux minutes du peuple, il s'habillera toujours avec ses tee-shirts tout colorés. Il y a un bébé dans la même pièce que lui, mais il n'y a pas vraiment de rapport, si ? Toujours le même non ? sauf que maintenant il va falloir ne plus faire de bêtises, ne plus dire de gros mots, ranger les objets dangereux, ne plus faire de vélo avec son téléphone portable... Tout un tas de choses, de changements... Ce ne sera plus tout à fait le même, juste une évolution. Avec un mini-eux dans leur famille, dans leur coeur. Et puis des nouvelles responsabilités aussi pour "tata" et "tonton"...

Alors on rigole, on plaisante, on se moque gentiment des réflexions BINGO "ooooooh" (avec la tête penchée), "moi, à mon époque, y avait pas la péridurale", "il a pas trop chaud là ?", "t'es sûr qu'il a pas froid ?", "C'est normal qu'il soit tout rouge?", on frime avec son écharpe de portage de 3 mètres 50, on fait des jolies photos, on plaisante quand bébé essaye de téter à travers le pull de "tata"...
On fait les malins, mais qu'est-ce qu'on est fiers de ce petit poussin, qu'est-ce qu'on a hâte aussi d'avoir le ventre arrondi et de serrer dans ses bras un petit ange... Qu'est-ce qu'on en est "gagas" de cet enfant au prénom hébreuton.

Alors oui, cent fois, mille fois oui : je valide, j'en prends, j'en veux, encore. Donnez-moi l'occasion de faire encore plus mon Bisounours, de distribuer mes papillons et mes sourires... Oui, j'attendrai, on a le temps, je sais être patiente (si, si, je t'assure).

N'empêche, mon neveu, c'est le plus beau des bébés, le plus gentil, le plus adorable... enfin jusqu'à ce que je m'y mette ^^ merci frangin d'avoir mis la barre très haute ^^

(bah oui, 'fallait bien que je finisse par une légèreté, sinon vous allez être tout perdus)