samedi 26 mars 2011

Ma part du gâteau


Non, je ne vais pas encore parler de manger (quoique, ça ne va pas tarder...) mais de cinéma pour une fois (toujours pas en tant que spécialiste hein, faut pas rêver). Ma part du gâteau donc, dernier Klapisch, avec en tête d'affiche Karin Viard et Gilles Lellouche.

L'histoire ? En gros, Stéphane (mais dit "Steve" parce que ça fait plus clâââââsse dans le monde de la finance) est un trader qui peut gagner "51 432€ en deux heures" devant ses huit écrans d'ordi. Un de ses derniers coups : la liquidation de la Sifranor, à Dunkerque. Bilan : 1200 employés au chômage, dont une maman célibataire de trois filles, France. France qui commence le film par une tentative de suicide, et finit par monter (ou descendre, comme ça vous dit) sur Paris où elle trouve un emploi de femme de ménage chez... je vous le donne en mille : Steve (bingo crépuscule) ! Contre toute attente, ces deux-là vont finir par se découvrir et s'apprécier, jusqu'au jour où...

Mon avis ? Un film un rien dérangeant, où se côtoient "la" France d'en bas (pardon pour le jeu de mot vaseux) et un Steve d'en haut, un 'beau' c*nnard fini (pardon pour les yeux chastes, mais il n'y a pas d'autre mot) qui ne zyeute que son nombril et joue avec les millions (et les vies) comme moi avec mes tablettes de chocolat. Sous la légèreté apparente de ces 209 minutes, les interrogations s'enchaînent, le brutal retour à la réalité qu'on appelle à ce qu'il paraît la crise.

En parallèle, une jolie musique, l'image -je n'y connais rien mais- plaisante pour les yeux. On se laisse facilement embarquer dans l'histoire... Petit à petit les minutes défilent, et laissent présager une fin "décevante et logique" à la comédie française habituelle (Klapisch nous l'a déjà proposé dans "les poupées russes", tout le monde s'aime, bienvenue dans le monde merveilleux des bisounours). Fort heureusement il n'en est rien, une fin qui ne m'a laissé en rien sur la mienne (de faim).

Un mélange plutôt réussi donc : deux bons acteurs (mais où sont donc les autres ?), un brin d'humour, un tout petit chouilla d'émotion.. et de quoi alimenter les réflexions.

Pour mon retour au cinéma depuis... ouh là... : JE VALIDE !

[Et par la même, j'ai testé le cinéma Palace à Lons. En quelques mots : place assez chère vu la (toute) petite salle -mais confortable-, cou cassé pendant 2h, mais accueil sympathique. Comme d'aucuns disent, c'était 'pas mal'].

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